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23/02/2012

Le meilleur des mondes, nous y sommes

J'ai découvert ces extraits d'une conférence donnée au Language Center de l'Université de Berkeley (Californie), le 20 mars 1962, par Aldous Huxley, le célèbre auteur du « Meilleur des mondes », roman visionnaire paru en 1932 (!), grâce à un commentaire de @Galileen (merci à lui) sur le Scriptoblog.

En VF, il n'y a malheureusement pas mieux que cette brève partie d'un film du gros Alex Jones, dont je vous conseille encore et toujours de vous méfier grandement :

 

 

Mais en VO, il y a ça, qui mériterait d'être traduit intégralement (le texte en anglais est ici) :

 

21/02/2012

Une allégorie : concepteur contre programmes

 

 

19/02/2012

Georges Sorel et l'architecture sociale (Cercle Proudhon, 27 mai 1912)

Commune de Paris (1871) - Vue de la Place Vendôme

 

Je reproduis ici la quasi-totalité d'un discours de Georges Valois, dont je dois la découverte à @alain21 (un grand merci à lui), et dont le Cahier du Cercle Proudhon où il figure précise que « c'est [notamment] par [ce] discours (...) qu'il a été marqué, en cette soirée du 27 mai [1912], ce que les catholiques, les syndicalistes et les nationalistes venus de la République et de l'Anarchie doivent à [Georges Sorel] l'historien de La révolution dreyfusienne, au grand philosophe des Illusions du Progrès et de l'Introduction à l'économie moderne » :

« Messieurs,

Nous avons eu l'honneur de vous dire, il y a quelques mois, les raisons qui nous ont amenés à fonder notre Cercle et à le placer sous le patronage de Pierre-Joseph Proudhon. Henri Lagrange vous les rappellera tout à l'heure, en y ajoutant les idées et les sentiments que nous avons incorporés à notre entreprise au cours d'une année de travail. Je ne vous en indiquerai ici que le sens général, qui est une pensée d'organisation, mise au service d'une volonté irréductible de servir, en même temps que nos foyers, la patrie française. Et la direction de cette pensée, c'est très exactement : Détruire les principes qui ont fondé l'économie moderne, qui ont imposé aux nations le régime capitaliste et ont subordonné toutes les valeurs humaines à la valeur de l'or ; - fonder une économie nouvelle qui sera une économie nationale et qui jugera de toutes les institutions qui s'élèvent dans l'économie selon les garanties qu'elles assurent au sang français.

Je ne vous dirai rien de plus de nos travaux ; ma tâche d'aujourd'hui, qui m'a été fixée par mes amis, est de vous prier d'accomplir avec nous un acte de justice élémentaire, en reconnaissant et en saluant ceux dont l'œuvre a rendu possible la nôtre, ceux dont la pensée a présidé à la formation de la nôtre et a préparé la rencontre des deux traditions françaises qui se sont opposées au cours du XIXe siècle et qui se trouvent représentées, unies, aujourd'hui, parmi nous. En commençant nos travaux, nous avons salué la mémoire du grand Proudhon. Aujourd'hui, nous vous invitons à rendre hommage au maître dont le nom est si souvent prononcé parmi nous : vous entendez tous que je nomme le grand philosophe Georges Sorel.

Messieurs, Sorel s'est défendu de faire des disciples. Il se peut qu'il ait raison. Il n'a pas construit un système de l'univers ; il n'a même pas construit de système social ; on ne pourrait même point dire qu'il impose à ceux qui le suivent des méthodes ni des doctrines. Ses admirateurs sont dispersés. Les uns sont catholiques ; les autres sont hors de l'Église ; d'autres, ils sont nombreux, ont rejoint Maurras et l'Action Française. Mais son influence, pour n'être pas dogmatique, n'en est pas moins extrêmement profonde et très étendue. (...) Quelles lueurs projetait l'œuvre de Sorel sur ce "monde obscur de l'économie" où d'absurdes calculateurs, dressés par M. Anatole Leroy-Beaulieu à connaître la prospérité des nations selon les règles de l'arithmétique, n'ont jamais pu nous montrer que de sombres tableaux chiffrés. Et quelle vie Sorel y fit apparaître ! Quels paysages ! Quels spectacles puissants ordonnés par les plus fortes passions ! C'est dans ce monde, où les économistes ne voient guère que de froides mécaniques sans relations avec l'âme religieuse ou politique des cités, que Sorel nous invitait à découvrir le plan des grands événements historiques, l'explication de certains conflits religieux, le champ de bataille des guerres dont vit la démocratie, le lieu où se joue le sort des civilisations. Ainsi conçue, l'étude de l'économie devient aussi animée, aussi passionnante que les études historiques et politiques, c'est-à-dire que l'étude des faits sociaux où interviennent les passions humaines. L'histoire économique, au lieu d'être dominée par les inventions, apparaît soumise aux mêmes lois qui dominent la vie politique et où palpite le cœur de l'homme - nous disons au Cercle, non sans nous souvenir des premiers enseignements reçus chez Sorel, soumise aux lois du sang. D'un mot, elle rentre dans la vie, d'où les économistes l'avaient exclue.

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18/02/2012

Enfance

17/02/2012

Le Parthénon et Beaubourg

Chef-d'oeuvre libéral

 

Chef-d'oeuvre « socialiste »

 

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s'applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m'aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Il s'agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu'il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu'il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d'une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d'un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d'instances arbitrales noyautées), qu'il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu'il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d'amoindrir l'emprise de l'État, blablabla...

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n'ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d'imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault...) et, surtout, de devenir aussi riches qu'elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l'origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l'URSS...). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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13/02/2012

Vomitives prosternations

10/02/2012

L'ethno-différencialisme contre la pensée unique

La pensée unique éclairant le monde

 

« Avec ce qu’il faut désormais appeler l’ "affaire Guéant", nous nageons en plein confusionnisme. D’abord parce que Monsieur Guéant a confondu "Civilisation" et régime politique, ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose…

Ensuite, parce que la gauche dénonce des propos inscrits dans l’exacte ligne de ceux jadis tenus par Victor Hugo, Jules Ferry, Léon Blum ou encore Albert Bayet (*). Pour ces derniers, il existait en effet une hiérarchie entre, d’une part les "peuples civilisés", c'est-à-dire ceux qui se rattachaient aux Lumières et à l’ "esprit de 1789", et d’autre part ceux qui vivaient encore dans les ténèbres de l’obscurantisme. Jules Ferry déclara ainsi devant les députés le 28 juillet 1885 :
 
"Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ; mais parce qu’il y a aussi un devoir. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures".
 
Quant à Léon Blum, le 9 juillet 1925, toujours devant les députés, il ne craignit pas de prononcer une phrase qui, aujourd’hui, le conduirait immédiatement devant les tribunaux :
 
"Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie".
 
Reconnaissons que Monsieur Guéant est bien loin d’avoir tenu de tels propos clairement racistes. La gauche ferait donc bien de balayer devant sa porte et si les représentants de la "droite" avaient eu un minimum de culture, ils auraient pu, en utilisant ces citations et bien d’autres encore, renvoyer le député Letchimy au passé de son propre parti.
 
Le problème est que Monsieur Guéant est un universaliste pour lequel l’étalon maître de la "Civilisation" est, selon ses propres termes, le respect des "valeurs humanistes qui sont les nôtres".
A ce compte là, effectivement le plus qu’un milliard de Chinois, le milliard d’Indiens, les centaines de millions de Japonais, d’Indonésiens etc., soit au total 90% des habitants de la planète, vivent en effet comme des "Barbares" ou des "Sauvages". Barbares et sauvages donc les héritiers de Confucius, des bâtisseurs des palais almohades et de ceux du Grand Moghol puisqu’ils n’ont pas encore adhéré à nos "valeurs humanistes", ces immenses marques du progrès humain qui prônent l’individu contre la communauté afin que soient brisées les solidarités, la prosternation devant le "Veau d’Or" afin d’acheter les âmes, la féminisation des esprits contre la virilité afin de désarmer les peuples, les déviances contre l’ordre naturel afin de leur faire perdre leurs repères.
 
Face à cette arrogance et à cet aveuglement qui constituent le socle de la pensée unique partagée par la "droite" et par la gauche, se dresse l’immense ombre du maréchal Lyautey qui, parlant des peuples colonisés, disait : "Ils ne sont pas inférieurs, ils sont autres". Tout est dans cette notion de différence, dans cet ethno-différencialisme qui implique à la fois respect et acceptation de l’évidence.
Or, c’est cette notion de différence que refusent tous les universalistes. Ceux de "droite", tel Monsieur Guéant, au nom des droits de l’Homme, ceux de gauche au nom du cosmopolitisme et du "village-terre".
 

(*) Voir à ce sujet les pages 34 à 42 de mon essai Décolonisez l’Afrique !, paru chez Ellipses en octobre 2011. »
 

07/02/2012

Michel Maffesoli, sociologue de la postmodernité

 

« (...) Il faut comprendre que quelqu’un ou quelque chose fonctionne parce qu’il ou elle est en phase avec l’esprit du temps. On n’insiste pas assez là-dessus : en termes plus sociologiques, on parlerait de "figure emblématique". C’est une figure autour de laquelle on s’agrège, consciemment ou inconsciemment. Ces figures perdurent tant qu’elles sont en phase avec cet imaginaire-là. (...)

La modernité a été marqué par les grandes séparations, entre le mysticisme et le matérialisme ou encore la culture et la nature par exemple. Le post-modernisme par contre repose sur une liaison des contraires.

Nous entrons actuellement dans un cycle très long. Autant la modernité était une période tournée vers l’avenir, que nous n’avons connu que sur sa fin, autant la post-modernité est un temps plus long, qui ne fait que commencer. Quelqu’un qui parvient à s’inscrire dans ce mouvement peut facilement durer plusieurs décennies. (...)

le second aspect du mythe contemporain, en plus de la rencontre des contraires : le mythe de l’enfant éternel. La grande figure actuelle ne doit pas vieillir. Au XIXème siècle, il fallait avoir l’air d’un adulte sérieux, producteur et reproducteur. Aujourd’hui, la figure emblématique pratique le jeunisme : elle parle, s’habille, est jeune. Ces attitudes ne sont pas forcément conscientes. Elles peuvent être le fruit d’une forme d’animalité. (...)

aujourd’hui, personne ne veut vieillir. Même ridés, même avec des cheveux gris ou blancs, les gens vont continuer de chercher à s’habiller jeune et à rester jeunes dans leurs esprits. C’est ce que les ethnologues appellent le jeunisme.

Il y a un aspect magique dans cette notion. En choisissant une idole, on devient en partie cette idole. "J’en fais partie", pourrait-on dire, "elle est riche et je suis pauvre, elle est restée jeune et moi j’ai vieilli, mais je suis malgré tout comme elle". (...)

A un moment donné, à la manière du portrait de Dorian Gray, [la figure emblématique] pourrait du jour au lendemain se déstructurer. L’aura, la magie qui [l'entourent], pourraient s’affaiblir. On ne peut pas savoir quand mais effectivement, elle pourrait se déconstruire du jour au lendemain et la figure de la jeunesse éternelle pourrait ainsi disparaître.

A un moment donné, elle pourrait ne plus savoir comment entretenir l’image de jeunesse. La figure emblématique est un haut-parleur de ce qui est dit en douce. Elle exprime de manière visible ce que les gens vivent et ressentent de manière invisible. Il est parfaitement envisageable que, artère aidant, fatigue aidant ou tout simplement habitude aidant, elle ne parvienne plus à raconter ce qui se passe dans l’inconscient collectif. »

Source

02/02/2012

Dans la série « les droitards libéraux » : Christoph Blocher, UDC (Suisse)

Une belle tête de Chevalier Bayard...

 

« Il reçoit dans son château de Rhäzüns dans les Grisons. Il vit dans une vaste demeure à Herrliberg au bord du lac de Zurich. Il collectionne des tableaux de grands peintres. Il a constitué une fortune estimée entre deux et trois milliards de francs. Il a cumulé jusqu’à une vingtaine de mandats d’administrateur, dont l’un auprès de l’ex-Union de Banques Suisses (UBS). Il a fait d’Ems-Chemie une entreprise très rentable. Il a présidé l’Union démocratique du centre qu’il a transformée au point de lui permettre de devenir le parti le plus puissant du pays. Il fut conseiller fédéral. Même s’il s’en défend, Christoph Blocher, qui a joué un rôle central dans la démission de Philipp Hildebrand de la présidence de la BNS, est un homme de l’establishment helvétique. Mais il a toujours pris un malin plaisir à se dresser contre ses membres. D’abord horrifié par les diatribes du tribun à l’égard des siens, l’establishment a fini par l’aduler. "Christoph Blocher est un entrepreneur talentueux. Et il porte en lui quelque chose de rebelle. Nous voulons nous faire entendre à Berne. Si c’est par la voix de Blocher, tant mieux", affirmait en automne 2003 Rudolf Ramsauer, directeur d’EconomieSuisse (l’association faîtière du patronat), quelques semaines avant l’élection de son poulain au gouvernement. La guerre que déclare Christoph Blocher à l’establishment commence lors de la campagne contre l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen. Seul ou presque contre le gotha de la politique et de l’économie, il finit par triompher en décembre 1992. Le même mois, l’ex-UBS annonce qu’elle ne représente pas le Zurichois à son conseil d’administration pour une réélection au printemps 1993. La grande banque le soupçonne de transmettre des informations privilégiées à son ami intime Martin Ebner (dont l’épouse est la marraine du fils de Blocher), qui est monté jusqu’à 10% dans son capital-actions. L’ex-UBS reproche également au conseiller national d’avoir déposé deux postulats contraires aux intérêts de l’institut, bien qu’il en soit administrateur. Le premier demande à l’Etat de limiter à 0,5% la marge d’intérêt des banques dans les affaires hypothécaires. Le second propose de soumettre la politique monétaire à des impératifs politiques. Mais, surtout, la banque ne pardonne pas à son administrateur de s’être opposé violemment à son patron Robert Studer lors d’un débat consacré à l’EEE. Depuis lors, Christoph Blocher ne cesse de critiquer cette élite qui coopte ses membres.

Son combat n’est pas dénué de contradictions. Au contraire, ces dernières sont multiples. Il dénonce la spéculation et les "raiders". Mais c’est un proche de Marcel Ospel, qui a poussé la nouvelle UBS (issue de la fusion entre la SBS et l’ex-UBS) au bord de la faillite, et il réalise de juteux gains grâce à Martin Ebner dont la stratégie consiste à contraindre les multinationales dans lesquelles il investit à doper la valeur actionnariale afin qu’il puisse vendre ses titres au plus haut niveau. En 2002, la réputation de défenseur des petits actionnaires du financier au noeud papillon est définitivement détruite et son empire frôle la faillite. Ce qui révèle en même temps le visage de l’homme avec lequel Blocher s’est si longtemps associé. De même, ce dernier défend avec fermeté le secret bancaire et exige des autorités pénales qu’elles poursuivent les auteurs des vols de données bancaires transmises à des autorités étrangères. Mais il utilise des documents subtilisés à une banque pour faire tomber Philipp Hildebrand. Il figure parmi les thuriféraires de l’ultralibéralisme. Mais il s’élève contre tout durcissement de la législation sur les cartels. Il prône la transparence. Mais il se cache derrière une de ses filles pour investir dans le quotidien Basler Zeitung. Il se bat contre une adhésion de la Suisse à l’UE. Mais il refuse les accords bilatéraux. Derrière tous les assauts que mène Christoph Blocher depuis vingt ans se cache la défense de ses intérêts personnels et politiques. »

Source

« (...) les milieux économiques cultivent la discrétion. Bon nombre soutiennent Christoph Blocher. Parce qu'il est favorable à un Etat maigre, désendetté, et à une législation réduite et simplifiée en matière économique. Parce que, avec Hans-Rudolf Merz, il incarne le libéralisme économique au Conseil fédéral. Parce que, en favorisant un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, il a élargi le champ d'une boussole économique jusque-là braquée sur Bruxelles. Enfin, parce que pour nombre de patrons il est un modèle, parti de rien dans le monde des affaires et couronné de succès.

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28/01/2012

Respighi : danses et airs anciens