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04/09/2016

Pollution lumineuse

18:11 Écrit par Boreas dans Crise, Nature, Société | Lien permanent | Tags : pollution lumineuse |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

24/02/2016

Utah

22/10/2014

Un seul être...

Valentin.jpg

 

Il s'appelait Valentin et c'était l'être le plus splendide et le plus merveilleux que vous puissiez imaginer. Aussi splendide et merveilleux que l'étaient Pimprenelle, Gaspard, Achille et Louison, ses compagnons félins. Tous morts en l'espace de ces deux dernières années. Gaspard, comme Valentin, tué par une saloperie de crétin assassin en bagnole, juste devant la maison. Les trois autres, par la maladie.

Et pourtant, ici c'est le fin fond d'une campagne reculée, un trou perdu où aucun de ces connards compulsivement agrippés à l'hystérie citadine ne viendrait perdre son précieux temps, consacré à communier indéfiniment dans l'agitation festive, dans la frénésie de l'occupation consistant à ne surtout jamais être un peu seul et - soi-disant - désoeuvré. Ah, l'ennui ! Qu'est-ce qu'on s'ennuie hors des villes, hein !

Eh bien, le croirait-on, même dans le coin le plus paumé qui soit, des tarés profonds trouvent le moyen de tuer des chats (et autres animaux innocents) en se prenant pour Senna au volant de leur Clio, sur des routes à peine plus praticables que des chemins vicinaux. Et vous enlèvent, comme rien, des êtres que vous aimez bien plus que vous ne pourriez aimer la plupart des pseudo-humains, à supposer que vous ayez encore envie d'en rencontrer davantage après ça, sans parler de l'envie de les massacrer, juste pour équilibrer les comptes de la tuerie gratuite.

Valentin, tu viens de succomber à l'essence même de la modernité : l'ahurissement, l'insensibilité, l'absence de conscience, le machinisme intégré aux mentalités, la fuite à toute vitesse et en permanence devant l'introspection et la remise en question, les certitudes orgueilleuses et prétentieuses, la croyance religieuse à d'infects bobards. Les homoncules circulants ne se tueront jamais assez nombreux au volant de leurs corbillards : il y en a trop, hélas.

Je t'aimais, Valentin, je t'aimerai toujours. Je veux croire que tu as rejoint le paradis des chats, rois de la création, bien supérieurs à nous autres misérables bipèdes, comme seuls l'ont compris ceux qui savent le voir. Et tes meurtriers, je ne suis même pas capable de les haïr. A peine, de les mépriser. Ces fantômes sont si loin de la réalité qu'ils me deviennent invisibles.

Felix qui potuit rerum cognoscere causas. Oui, felix.

18/08/2014

Le passé vivant

17/07/2014

Les étoiles seront vos yeux et le vent sera mes mains

15/07/2014

Progrès et regrès

Bientôt, l'humain sera réellement « néo »...

 

« Il reste entendu que tout progrès scientifique accompli dans le cadre d’une structure sociale défectueuse ne fait que travailler contre l’homme, que contribuer à aggraver sa condition. » (André Breton. Le Figaro littéraire, 12 octobre 1946)

« En comparant l’état des connaissances humaines avec les états précédents, Fontenelle découvrit non pas précisément l’idée de progrès, qui n’est qu’une illusion, mais l’idée de croissance. Il vit assez bien que l’humanité, à force de vivre prend de l’expérience et aussi de la consistance. (…) Progrès ne voulut pas dire autre chose d’abord qu’avancement, marche dans l’espace et dans le temps, avec ce qu’implique d’heureux un état de constante activité. Plus tard, on donna à ce mot le sens d’amélioration continue (Turgot), indéfinie (Condorcet) et il devint ridicule. » (Remy de Gourmont. Sur Fontenelle. Promenades littéraires. Mercure de France, 1906)

Cela fait des décennies, sinon un siècle ou deux, que des gens cherchent le mot, l’ont « sur le bout de la langue », qu’il leur échappe, leur laissant une vive et chagrine frustration – sans le mot comment dire la chose ? Comment donner et nommer la raison du désarroi, de la révolte, du deuil et pour finir du découragement et d’une indifférence sans fond. Comme si l’on avait été amputé d’une partie du cerveau : amnésie, zone blanche dans la matière grise. La politique, en tout cas la politique démocratique, commence avec les mots et l’usage des mots ; elle consiste pour une part prépondérante à nommer les choses et donc à les nommer du mot juste, avec une exactitude flaubertienne. Nommer une chose, c’est former une idée. Les idées ont des conséquences qui s’ensuivent inévitablement. La plus grande part du travail d’élaboration de la novlangue, dans 1984, consiste non pas à créer, mais à supprimer des mots, et donc des idées – de mauvaises idées, des idées nocives du point du vue du Parti, et donc toute velléité d’action en conséquence de ces mots formulant de mauvaises idées. Ce mot nous l’avons approché quelquefois, nous avons essayé « regret », c’était joli « regret », un à-peu-près qui consonnait, même s’il appartenait à un autre arbre étymologique. Une autre fois, nous avons dit « régrès » en croyant créer un néologisme, une déclinaison de « régression » qui rimerait avec « progrès », terme à terme. Nous y étions presque. Nous sommes tombés sur « regrès », il y a fort peu de temps, un bon et vieux mot de français, « tombé en désuétude » comme on dit, bon pour le dictionnaire des obsolètes qui est le cimetière des mots. Et des idées. Et de leurs conséquences, bonnes ou mauvaises.

Il est évidemment impossible de croire que le mot « regrès », l’antonyme du « progrès » ait disparu par hasard de la langue et des têtes. Le mouvement historique de l’idéologie à un moment quelconque du XIXe siècle a décidé que désormais, il n’y aurait plus que du progrès, et que le mot de regrès n’aurait pas plus d’usage que la plus grande part du vocabulaire du cheval aujourd’hui disparu avec l’animal et ses multiples usages qui entretenaient une telle familiarité entre lui et l’homme d’autrefois. Ainsi les victimes du Progrès, de sa rançon et de ses dégâts, n’auraient plus de mot pour se plaindre. Ils seraient juste des arriérés et des réactionnaires : le camp du mal et des maudits voués aux poubelles de l’histoire. Si vous trouvez que l’on enfonce des portes ouvertes, vous avez raison. L’étonnant est qu’il faille encore les enfoncer.

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05/07/2014

La Révolution Conservatrice, modèle de troisième voie

A lire ou relire ici, les deux articles fondamentaux de Robert Steuckers et Luc Pauwels sur la Révolution Conservatrice, remontant à 1989 mais totalement intemporels.

L'étude d'Alain de Benoist sur la RC en France est également indispensable.

Je vous recommande enfin la lecture de ces articles, sur Ernst Jünger, Arthur Moeller van den Bruck et autres figures de la RC, ainsi que de ceux-ci sur Friedrich-Georg Jünger, Walter Flex, les mouvements völkisch et bündisch, etc.

Vous en aurez pour un bon moment, mais cela en vaut vraiment la peine.

29/06/2014

Amour de l'altitude

14:43 Écrit par Boreas dans Nature, Philosophie, Psychologie | Lien permanent | Tags : altitude, montagnes |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

08/04/2014

Médecine interdite

21/03/2014

Le libéralisme, ou la peur de la mort

Transsexuel.jpg

 

Le trait dominant du libéralisme « philosophique », c'est le refus de toute transcendance, le placement de l'individu (concept fallacieux : montrez-moi quelqu'un qui n'est pas divisé intérieurement ; la personne, étymologiquement, n'est qu'un « masque ») au centre du monde conçu comme simple matière à dominer.

Dès lors, tout est permis, comme disait Dostoïevski en évoquant l'hypothèse de l'inexistence de Dieu.

Tout est permis, au point que n'importe quelle lubie doit pouvoir trouver son incarnation concrète, sans frein, sans entrave et sans limite.

Un garçon efféminé souhaite-t-il devenir physiquement la parodie d'une femme, il faut donc, impérativement, qu'on l'opère pour lui permettre de ressembler à maman. Parce que selon la religion libérale (libertaire, en l'occurrence, mais en fait c'est une seule et même idéologie), c'est son droit, faut qu'il se réalise en forme de femme, le pauvre chaton.

Surtout ne dites pas que la réalité médicale, c'est que même si on lui gonfle les seins, il ne pourra jamais allaiter, que même si on lui coupe les parties et qu'on lui bricole une chatte, il n'aura jamais de clitoris ni d'utérus, ne pourra donc jamais ressentir de plaisir sexuel féminin ni enfanter... Intolérance que tout cela, obscurantisme, la science peut tout, voyons. Vous n'êtes donc pas un fidèle de la religion du Progrès ?

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