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25/04/2014

Géopolitique russe

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Poutine ? Ici, une photo pour touristes à Moscou, entre un Nicolas II d'opérette et un drapeau à l'effigie de Staline

 

« (...) Les hommes, Poutine compris, viennent et passent, tandis que les alliances perdurent et dépassent les enjeux personnels. Pourquoi, par exemple, l’idée de Paris d’une union méditerranéenne n’est-elle pas passée ? Avant tout parce que les Allemands jugeaient qu’il n’y avait pas de bases matérielles pour un accord avec le Moyen-Orient, alors qu’ils estimaient que c’était le cas avec la Russie. Ils ont joué la carte du gaz et du pétrole contre la technologie occidentale et, pourquoi le cacher, celle des affinités dues aux racines chrétiennes des deux civilisations.

Deux événements doivent être mis en avant. D’une part, la Chine vient d’ouvrir la porte du Kazakhstan avec des accords dans tous les domaines. Les Russes sont absolument abasourdis de voir cette région basculer vers Pékin où elle exporte tout son pétrole. D’autre part, ils observent la remontée des courants islamistes dans tout le monde arabe. Le contexte affaiblit considérablement les partisans de la politique du front des mécontents, au moment même où le gouvernement Obama n’est plus en mesure de poursuivre sa politique de "cordon sanitaire" autour de la Russie, si tant est qu’il le veuille encore, ce qui n’est pas prouvé.

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17/04/2014

Vladimir Fédorovski sur Poutine et la crise ukrainienne

La première vidéo peut être vue en cliquant ici (quand elle sera sur Youtube, je l'intégrerai).

Voilà la deuxième :

... Et la troisième :

15/04/2014

Un peu de raison, en parlant de l'Ukraine...

Extrait du journal de TVLibertés du 14 avril 2014

06/04/2014

Thierry Meyssan et le 11 septembre, ou l'histoire folle

01/04/2014

L'Europe-puissance selon Gabriele Adinolfi

31/03/2014

Dmytro Yaroch (Secteur Droit) : le mondialisme, ennemi de l'Humanité

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L'Ukraine est un pays européen, les Ukrainiens sont une nation européenne. Cela a été le cas depuis des milliers d'années. Personne ne le conteste. Mais à ce jour, l'Europe est-elle elle-même européenne ? Voilà la vraie question.

Le passé impérial de la plupart des grands pays européens les tire vers le bas. Flux migratoires de masse, par millions, qui ne s'arrêtent jamais, influences de la colonisation britannique, allemande, française, espagnole, italienne et autres, sur des immigrants en provenance d'Afrique et d'Asie. La laïcité et l'islamisation transforment les nations chrétiennes en des peuples incertains au plan religieux et tuent l'âme des Européens. Les différents partis « de gauche » au pouvoir ou dans l'opposition promeuvent activement et cultivent la sodomie, la dépravation, la toxicomanie, légalisent l'euthanasie et tuent des enfants (avortements), et tentent de légitimer et d'intensifier des recherches pseudo-scientifiques - le clonage animal et humain. L'Europe est lentement mais sûrement en train de perdre son visage, de se transformer en un horrible monstre inhumain.

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30/03/2014

Snipers de Maïdan : la vérité ?

Cette photo montrerait des snipers de l'équipe Alpha, dans la cour intérieure du quartier général du SBU à Kiev, le 20 février 2014

 

Le site The Daily Beast vient de publier un énorme article, assorti de quelques photos extraites d'un volumineux ensemble de documents visuels (dont 90 gigaoctets de vidéos) qu'il dit détenir ; article, que je n'ai pas le courage de traduire mais dont vous trouverez ici la traduction Google.

Comme je le pensais depuis le début, toute cette affaire de snipers soi-disant infiltrés, manipulés, achetés ou que sais-je encore par les manifestants de la Place Maïdan à Kiev, sous la houlette de l'OTAN, de la CIA, du Mossad, de l'UE ou autres omnipotents Occidentaux pour tirer à la fois, en février dernier, sur les protestataires et la police, est très probablement juste un énième enfumage russe.

Enfumage, fondé sur les on-dit rapportés lors d'une conversation entre diplomates opportunément piratée par ce même SBU ukrainien directement intéressé à l'affaire et noyauté par le FSB, successeur du KGB, dans la continuité de l'époque soviétique.

En résumé, l'article allègue que les snipers de Maïdan étaient purement et simplement des membres du SBU, plus précisément d'une unité anti-terroriste appelée Equipe Alpha, entraînée par les forces spéciales russes et oeuvrant pour défendre à leur façon (en massacrant, en l'occurrence, des civils pour la plupart désarmés) le régime corrompu et oligarchique du meurtrier et voleur Ianoukovitch.

Celui-ci, je le rappelle, est actuellement toujours hébergé par la Russie de Poutine et strictement impuni, ce qui ne choque apparemment personne parmi les vertueux partisans de ce dernier.

Et après, on se demande encore par qui et pour qui Alexandre Mouzytchko a été assassiné cette semaine... Suis-je bête, ce ne peut être que la CIA.

D'ailleurs, bien entendu, comme The Daily Beast est un média américain, son article ne peut être qu'un faux grossier de la propagande atlanto-sioniste. Et moi-même, un agent de cette propagande. Rendormez-vous, braves adeptes d'une lutte entre bons poutinophiles et méchants Occidentaux, vous n'avez rien raté.

Le FSB aurait envoyé des agents provocateurs à Kiev

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Le nom du chef du groupe de provocateurs détenu à Kiev, est Sergueï Razoumovski, il est lié au FSB russe (Service fédéral de sécurité de Russie).

Le chef du Centre d'études politiques et militaires, Dmytro Tymchuk, a écrit à ce sujet sur Facebook :

"Avec tout mon respect, nous devons clarifier l'information [en provenance du] SBU. Selon le groupe Résistance de l'information, le détenu Sergueï Razoumovski, chef du groupe de provocateurs, n'était pas un employé du service de renseignement militaire de l'Ukraine. Il y a des informations selon lesquelles ce monsieur est en rapport avec le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie ".

Rappelons que le SBU détenait à Kiev un groupe de provocateurs comprenant 40 personnes, qui tentait de déstabiliser la situation dans la capitale en provoquant des affrontements et des actes illégaux, relatifs à des civils et à des agents des forces de l'ordre. Il était commandé, selon le SBU, par un ancien employé de l'unité de renseignement militaire de Sébastopol, appartenant au ministère de la Défense de l'Ukraine.

Source

Traduction par mes soins. – Reproduction autorisée sous réserve de citer verslarevolution.hautetfort.com en source.

Ça me rappelle cette autre information (source d'origine en cliquant ici).

29/03/2014

Horizons de la révolution ukrainienne

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J'ai trouvé, en langue anglaise, un très intéressant article écrit par Olena Semenyaka, ukrainienne, professeur de philosophie à l'Université de Kiev et pas vraiment politiquement correcte (elle semble particulièrement apprécier Ernst Jünger, Jack London et Julius Evola, ce qui me l'a tout de suite rendue fort sympathique).

En lisant son article, je me suis rendu compte que si je ne le traduisais pas, un texte de grande valeur resterait vraisemblablement perdu pour les lecteurs français. Donc, je m'y suis collé. Voilà le résultat.

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Même quand la différence géopolitique entre l'Occident et la Russie existait encore, la Russie ne satisfaisait pas entièrement à la définition de la puissance tellurique [ou continentale, ndt]. J'ai déjà commenté l'opposition faite par Carl Schmitt entre le Nomos de la Mer (les puissances thalassocratiques, atlantistes) et le Nomos de la Terre (bloc tellurique, continental) en ce qui concerne les Etats-Unis et la Russie, qui a toujours été tenue pour acquise par Douguine. Haroun (Vadim) Sidorov, l'auteur de l'article « L'Etat russe en tant que nomade, anarchiste naturel et technocrate » (...) remarque assez que l'identité russe a toujours été plus nomade (la mobilité asiatique), contrairement à la paysannerie européenne qui est directement liée à la terre où elle vit et qu'elle défend (définition du Partisan de Carl Schmitt et, à propos, auto-description des disciples de Stepan Bandera). Les traditions de l'Etat russe ont toujours été marquées par une centralisation bureaucratique élevée (monarchisme-absolutisme-despotisme), par opposition à la haute mobilité verticale européenne et à l'accent mis sur les droits de l'aristocratie et les libertés locales ; le servage a existé en Russie pendant longtemps, jusqu'au déclenchement même de la révolution.

Dans cet article, Haroun Sidorov analyse en profondeur la théorie géopolitique eurasiste de Douguine et réfute le fondement même de cette dernière. Vous savez que Douguine croit que le monde est devenu unipolaire (les Etats-Unis sont un hegemon absolu), c'est pourquoi tous ceux qui sont reliés aux Etats-Unis, servent leurs intérêts ou les aident d'une manière ou d'une autre, sont en quelque sorte des « ennemis », également au sens de Carl Schmitt. « Il y a seulement la vérité géopolitique », « il n'y a pas de troisième solution », etc., de sorte que le monde multipolaire s'avère être en définitive un espace binaire qui consiste en les Etats-Unis et la Russie. La vérité est autre : le monde est certes devenu unipolaire, mais parce que l'establishment russe (le Kremlin) n'est pas différent de l'Occident néolibéral : leur lutte porte sur le pouvoir, pas essentiellement sur des projets culturels-civilisationnels différents. Cité par moi à plusieurs reprises, le scientifique russo-ukrainien, expert géopolitique et militaire Oleg Bakhtiyarov croit également qu'aujourd'hui, la géopolitique perd de son importance. Mais Haroun Sidorov montre que l'empire russe, tant qu'il est un empire, ne pourrait représenter le Nomos de la Terre, même avant la fin de la seconde guerre mondiale.

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28/03/2014

Continuité historique

Petit bréviaire anti-binaire.

Allez voir, notamment, à 59' 00" (au sujet de l'Ukraine, jusqu'à « révolution nationale contre révolution internationale », formule constituant le meilleur résumé, pourtant apparemment binaire également, de la partie à quatre - au moins - qui se joue dans ce pays).

Et puis démerdez-vous, tiens. ;-)