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05/07/2014

La Révolution Conservatrice, modèle de troisième voie

A lire ou relire ici, les deux articles fondamentaux de Robert Steuckers et Luc Pauwels sur la Révolution Conservatrice, remontant à 1989 mais totalement intemporels.

L'étude d'Alain de Benoist sur la RC en France est également indispensable.

Je vous recommande enfin la lecture de ces articles, sur Ernst Jünger, Arthur Moeller van den Bruck et autres figures de la RC, ainsi que de ceux-ci sur Friedrich-Georg Jünger, Walter Flex, les mouvements völkisch et bündisch, etc.

Vous en aurez pour un bon moment, mais cela en vaut vraiment la peine.

04/07/2014

Ukraine : unité nationale

L'excellent Denys Kolesnyk me fait découvrir Antoine Arjakovsky, un historien d'origine russe, ukrainienne et biélorusse, auteur d'un livre qui vient de paraître, intitulé « Russie-Ukraine : de la Guerre à la Paix ? », qui est le « premier livre dans le monde à être publié sur le Maïdan de cette année et à analyser les causes du conflit tout en proposant des scénarios de paix [ainsi qu'à] à dénoncer la guerre de l'information et la guerre psychologique que mène actuellement la Russie contre l'Ukraine ».

En attendant de lire ce livre, j'ai trouvé des vidéos d'Antoine Arjakovsky, la première remontant au 25 février dernier, soit juste après la destitution et la fuite de Ianoukovitch. Il s'y exprime à partir de 3' 00" :

Je ne partage pas la sympathie de M. Arjakovsky pour le premier ministre ukrainien Iatseniouk, que j'estime être en réalité l'émanation ripolinée de l'oligarchie ukrainienne antérieure au Maïdan, en affaires avec les oligarques et mafieux russes ; oligarchie, toujours présente et soucieuse avant tout de ses propres intérêts.

Néanmoins, son avis et surtout, les nombreuses informations qu'il apporte, sont intéressants. Je souligne que cet homme manifestement intègre et sincère fait beaucoup pour le rapprochement entre catholiques et orthodoxes, ce qui, en Europe de l'Est, est un facteur d'unification aussi puissant que l'inverse a pu être - et est malheureusement encore - un motif de division.

Deux autres vidéos notables (datant respectivement de fin mars et début février 2014) :

03/07/2014

Culture dissidente

Pas besoin d'être mélomane pour apprécier le haut apport qualitatif (et « subversif », cela va de soi) à la musique et à la poésie européennes, de ces révolutionnaires soralo-dieudophiles. Un goût très sûr et une intelligence à toute épreuve. :-)

Merci à @Rob pour ces joyaux musico-intellectuels qui, sans son sens acéré de l'ironie, seraient sans doute restés le privilège d'un milieu auquel nous autres de la France moisie ne saurions prétendre...

Histoire de l'Ukraine

Quatre émissions spéciales de la série « La fabrique de l'Histoire » sur France Culture, datant de début mars 2014.

1 - Indépendance et soviétisation (du XIXe siècle à 1918)

2 - La grande famine (années 1920-1930)

3 - La tourmente de la seconde guerre mondiale

4 - Post-soviétisme (de 1945 à nos jours)

00:30 Écrit par Boreas dans Crise, Géopolitique, Histoire, Identité | Lien permanent | Tags : ukraine |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

01/07/2014

« Dissident » mais pas trop

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Une belle tête de vainqueur, non ? Ah ben non, finalement...

 

Avec les clowns de la « dissidence » autoproclamée, il y a décidément de quoi rire tous les jours...

Lors de l'hilarant et pitoyable « 1er Congrès de la Dissidence à Bruxelles », on a pu voir réunie une mémorable collection de zozos quenellistes, de pseudo-penseurs et de commerçants de la provocation inutile.

Réunie... et persécutée ! N'oublions surtout pas les persécutions d'une violence inouïe - interdiction de manifester, présence policière, canons à eau : un véritable génocide ! - dont vivent médiatiquement ces fiers guerriers de la petite bourgeoisie en révolte contre « l'Empire »...

Nouvelle blague belge : un des acteurs les plus ridicules de cette pauvre pantalonnade vient encore d'ajouter à son palmarès d'histrion, pourtant déjà bien fourni, quelques arguments d'une puissance irrésistible.

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29/06/2014

Prions pour l'Ukraine

Deux extraits, sous-titrés en anglais uniquement, hélas, d'un film (pas encore disponible) sur les événements de Maïdan :

« Faut y aller à la 12,7 ! »

(Trouvé sur l'excellent blog Le courrier de Underworld France)

Un discours bien plus sain, derrière son apparence provocatrice et violente, que le réconciliationnisme illusoire prôné par les soralo-dieudonnistes.

Un discours, surtout, largement partagé par le peuple français, qui veut la remigration. D'où le malentendu du FN (y compris dans l'esprit du vieil Algérien qui parle ici), parti assimilationniste surfant électoralement sur une tromperie qu'il entretient sciemment.

28/06/2014

La cause des peuples

A mes amis corses.

La cause insulaire rejoint la cause ukrainienne.

A bas les impérialismes.

Vive la liberté.

Business as usual

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La Russie est le 20e partenaire commercial des Etats-Unis, alors que les Etats-Unis sont le 5e de la Russie. L'UE est le 1er partenaire commercial de la Russie, alors que la Russie est le 3e de l'UE. Echanges annuels en milliards de dollars. Source : CNN, 07 mai 2014.

 

« (...) il est profondément troublant de voir l'Association nationale des entreprises industrielles [américaines] et la Chambre de commerce des Etats-Unis mener une campagne avertissant les États-Unis de ne pas prendre des sanctions unilatérales contre la Russie parce que cela pourrait nuire aux intérêts économiques américains. Les deux organisations - de puissantes citadelles du capitalisme américain - soutiennent qu'il y a peu de chances que des sanctions autonomes permettent d'atteindre des objectifs relevant de la politique étrangère des Etats-Unis. Jay Timmons, président de l'association des entreprises industrielles, prétend qu'il serait préférable de fournir au monde des marchandises et des services grâce à "des politiques favorisant le commerce et de la diplomatie multilatérale". Ce sont de jolis mots, mais les associations économiques ont une vision à court terme.

Quand la Russie était troublée par l'incertitude et le changement dans les années 1990 et même dans les années 2000, il était judicieux de s'engager et l'engagement a fait beaucoup de bien. Mais quelque chose de fondamental a changé. M. Poutine a étouffé la démocratie, a forgé un modèle économique fondé sur le capitalisme de copinage et mis en oeuvre subterfuges et subversion contre l'Ukraine. Il est déplacé de suggérer que tout ira bien si seulement nous pouvons vendre à la Russie davantage d'avions et de baskets. Cela ne changera pas d'un iota le comportement de M. Poutine. (...) »

Source (extrait traduit par mes soins)

Bref, les Etats-Unis et surtout l'Europe ont largement les moyens de claquer le museau au gang de Poutine, ce que le ministre russe de l'Economie vient une nouvelle fois de confirmer officiellement.

Pourquoi ne le font-ils pas ? Tout simplement parce que les épiciers ont peur de voir un peu baisser leur chiffre d'affaires.

Pendant ce temps, des Ukrainiens meurent. Comme d'habitude, les marchands occidentaux n'en ont rien à foutre, préférant continuer de commercer avec la Russie.

Et après, la « dissidence » autoproclamée, cette bande de larbins du Kremlin, voudrait nous faire croire que ces mêmes marchands seraient derrière « les fascistes de Kiev »... Quelle sinistre farce !

27/06/2014

Aucune confiance dans les mots de Poutine

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Poutine au KGB

 

Que les partenaires soient russophones ou pas, le Kremlin et les Occidentaux n’utilisent pas les mêmes concepts pour dialoguer, une situation qui amplifie les quiproquos politiques et diplomatiques, beaucoup plus que linguistiques. Les commentateurs russes et ukrainiens effectuent quelques mises en garde et décryptages à l’usage de leurs homologues en mal de logique.

L’origine du casse-tête devant lequel nous nous trouvons, explique l’historien Iouri Felchtinskyi auteur de nombreux essais sur l’histoire russe et soviétique, viendrait entre autres de notre confiance exagérée dans les mots. « Nous croyons que les mots qui sortent de la bouche d’un chef d’Etat ont une valeur », et constituent, de sa part, un engagement. L’histoire récente en offre pourtant plusieurs exemples contraires. Ainsi V. Poutine a déclaré en 2005 que la Russie ne se livrerait pas à une révision des frontières et n’envahirait pas la Crimée. « Et nous avons pensé qu’il croyait ce qu’il disait. De même lorsque V. Poutine dit à Obama que la Russie souhaite faire partie du monde civilisé, B. Obama l’écoute et le suit ». Mais les mots pour les chefs de l’Etat russe ou américain n’ont pas le même but. « Le mot, explique l’historien, est pour Poutine une arme, une ruse de guerre. Il s’agit d’un procédé typique d’un homme du KGB : le mot est l’outil qui permet le recrutement des agents, un instrument qui sert à tromper l’ennemi. Pour nous, les mots sont porteurs d’informations, tandis que Poutine les manie comme des instruments de désinformation. »

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