Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/08/2014

Effet boomerang

Poutine%20grand%20joueur%20d%27%C3%A9checs.jpg

 

Ukraine : l’opinion publique bascule sur les options stratégiques du pays

 

Alors que le pays passe son 23ème anniversaire en état de mobilisation, les options de la population ont radicalement changé en quelques mois, qu’il s’agisse de son attitude envers l’indépendance, en faveur d’un rapprochement de l’OTAN, du Traité de Tachkent, d’un statut de non-aligné ou pour le retour à un Etat nucléaire.

Les sociologues ne s’étonnent guère que les sondages en faveur de l’indépendance plafonnent ces temps-ci aux alentours de 90 % [1]. Cette brusque remontée coïncide avec l’annexion de la Crimée. Depuis 20 ans, la cote de popularité de l’indépendance a fluctué principalement en fonction des menaces de la Russie.

L’indépendance fut plébiscitée pour la première fois le 1er décembre 1991, lors du référendum organisé en même temps que la première élection présidentielle. Les votes en faveur de l’indépendance remportèrent l’adhésion de l’ensemble du pays avec des suffrages supérieurs à 50 % dans toutes les régions ; même la Crimée avait alors voté à hauteur de 54,6 %.

Lire la suite

26/08/2014

Le pilori

Les terroristes du Donbass ne s'arrêtent jamais.

En témoigne, cette Ukrainienne de Donetsk mise au pilori pour avoir, apparemment, exprimé son soutien à sa patrie (on la soupçonne d'avoir aidé l'armée nationale, du coup elle doit arborer une pancarte disant : « Elle tue nos enfants » et subir les coups, les gifles et les jets de tomates des passants) :

J'ignore jusqu'où ces néanderthaliens descendront dans l'abjection, mais ce qui est sûr c'est qu'ils me laisseront, à moi, la tentation de penser, définitivement, que l'Europe s'arrête aux frontières de la Russie.

Source

25/08/2014

Incompétence et corruption à l'arrière

ATO.jpg

 

Quand le Bataillon Donbass a pris d'assaut Ilovaïsk tenue par les séparatistes pro-russes, le 18 août, et hissé le drapeau ukrainien sans subir la moindre perte, les médias ukrainiens ont brièvement rapporté une victoire pour l'opération anti-terroriste contre les insurgés soutenus par le Kremlin.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que quatre bataillons de volontaires, avec l'armée régulière, nettoyaient Ilovaïsk, une ville de 17.000 habitants au sud-est de Donetsk, des forces soutenues par la Russie, et a promis que davantage de soutien par la Garde Nationale était en chemin.

Cette version s'est avérée être surtout une manipulation susceptible de rejaillir sur ses créateurs, Etat et médias.

Une semaine plus tard, le Bataillon Donbass a perdu 10 hommes et plus de 20 ont été blessés, du fait de ce qui pourrait être l'incompétence du commandement militaire ou même un abandon délibéré. Bloqués alors qu'ils luttaient pour garder le contrôle de la ville, les volontaires du Donbass sont renforcés par une seule compagnie de la 93e Brigade de l'armée et quelques combattants du Bataillon de volontaires Dniepr.

Tant les combattants du Donbass que trois photographes ukrainiens embarqués avec eux, enragent de ce qu'ils appellent les mensonges et les atermoiements du gouvernement comme des médias ukrainiens, et veulent faire passer leur version de l'histoire.

Lire la suite

24/08/2014

Salopards

Voilà comment les terroristes pro-russes de Donetsk traitent leurs prisonniers ukrainiens, soldats, comme civils kidnappés. Pour ce qui est des militaires, c'est une violation des articles 3, 13 et 14 de la Convention de Genève du 12 août 1949, si toutefois la république séparatiste autoproclamée prétend avoir constitué une armée.

Cela s'est passé ce matin, le jour de la fête nationale ukrainienne, à l'occasion d'un défilé aux proportions ridicules pour une ville d'un million d'habitants, dont la moitié sont encore sur place :

Notez les baïonnettes aux canons :

Le but ? Dans la plus pure tradition soviétique, rappeler le défilé du 17 juillet 1944 à Moscou, où l'URSS avait exhibé ses prisonniers de guerre allemands :

D%C3%A9fil%C3%A9%20Moscou%2017.07.1944.jpg

Car n'est-ce pas, c'est bien connu, les soldats de l'armée régulière ukrainienne qui défendent l'intégrité territoriale de leur pays contre l'invasion russe (appelons un chat, un chat), ne peuvent être que des « fascistes » ou des « nazis »...

Et comme d'habitude, les salopards qui les font défiler ont oublié le pacte germano-soviétique, dans l'obligatoire narrative russe de la Grande Guerre Patriotique...

Sources des photos : 1, 2 et 3

D'autres photos sur ce site terroriste mais aussi ici.

Lire la suite

23/08/2014

Donbass : la tentation de l'abandon

Petro%20Porochenko.jpg

Entre les intentions affichées et la volonté réelle, qui sait où va Porochenko ?

 

(...) Après quelques discussions avec des diplomates occidentaux, à l’Ouest, les décideurs sont sûrs que malgré les préparatifs évidents, « Poutine ne se décidera pas ». Après quelques discussions avec les décideurs ukrainiens, à Kiev, l’éventualité de l’intervention [russe] est estimée à 80%.

(...) Nous ne savons pas ce que pense M. Porochenko, mais un certain nombre d’experts faisant partie de son entourage proche pensent que l’intervention n’est pas le pire des dénouements.

Pourquoi ? Voyons leur logique.

 

1. Selon un de nos interlocuteurs, « la guerre est au point mort ». De nombreuses tentatives de dominer et de contrôler la frontière avec la Russie ont échoué. Les séparatistes et les mercenaires ont la possibilité d’être approvisionnés en matériel, en armes, en munitions, etc.

Prendre d’assaut les grandes villes, bien fortifiées et défendues par un grand nombre de combattants armés peut entraîner d’importantes pertes parmi les forces de l’armée ukrainienne et parmi les civils. Selon différentes estimations, jusqu’à 500.000 civils se trouvent actuellement à Donetsk. Prendre Donetsk et Lougansk sans le soutien de l’aviation et de l’artillerie multiplierait les pertes parmi les militaires ukrainiens. L’utilisation des obusiers, des lance-roquettes, etc., augmenterait considérablement les pertes civiles. Kiev n’est pas prête à transformer Lougansk en Stalingrad, et Donetsk en Grozny.

Ainsi, terminer la guerre avant l’arrivée du froid semble un objectif difficilement atteignable. D’un côté, les séparatistes n’auraient plus la possibilité d’utiliser les forêts, les plantations d’arbres, etc. Mais de l’autre côté, durant les périodes de l’automne et de l’hiver il serait difficile d’utiliser l’aviation, les reconnaissances seraient aussi compliquées, il y aurait d’autres soucis avec l’approvisionnement… Enfin, il paraît assez évident qu’attaquer sur la neige est plus difficile que de se défendre.

Lire la suite

20/08/2014

Mort pour l'Ukraine

Mark Paslavsky (« Franko »), un Américain de 55 ans, d'origine ukrainienne et qui avait repris sa nationalité ethnique pour combattre au sein du Bataillon Donbass, a été tué hier en luttant pour libérer son pays de l'invasion russe - directe ou indirecte, que la nouvelle de l'arrivée d'une colonne de « petits hommes verts » à Lougansk soit vraie ou pas, on peut désormais l'appeler ainsi, depuis le temps que les Popov envoient hommes, armes et matériel en Ukraine et ne s'en cachent même plus.

Il avait fait l'objet d'un reportage de Vice News il y a quelques jours (vidéo ci-dessous). Gloire et honneur à ce patriote exemplaire, comme tant d'autres.

18/08/2014

Le passé vivant

Anti-américanisme sur commande

Selon le Pew Research Center, les Russes (71 %) ont une opinion encore plus défavorable des Etats-Unis, que les Palestiniens (66 %) :

 

 

Pourtant, il y a 3 ans, ils étaient 56 % à en avoir une opinion favorable :

Lire la suite

15/08/2014

La Russie bannit la langue ukrainienne des écoles de Crimée

R%C3%A9f%C3%A9rendum%20%22antinazi%22%20-%20Crim%C3%A9e%2C%20mars%202014.jpg

Il est vrai que l'Ukrainien est une langue de « nazis »...

 

Sur son excellent blog, @Denys Kolesnyk rapporte que Natalia Goncharova, la soi-disant ministre locale de l'Education, a déclaré qu'il n'y aurait plus, désormais, d'enseignement en Ukrainien dans les écoles primaires de la péninsule.

En mai dernier, cet enseignement avait déjà été banni des établissements du secondaire.

Pourtant, suivant le recensement de 2001, 24 % de la population de Crimée étaient composés d'Ukrainiens ethniques.

Selon les statistiques officielles russes, deux millions d'Ukrainiens (officieusement, au moins deux fois plus) vivent en Russie. Aucune école n'y enseigne en langue ukraininienne.

A titre de comparaison, en Ukraine, environ 17 % de la population sont constitués de Russes ethniques, et donc 17 % des écoles dispensent leurs enseignements en langue russe. Néanmoins, la Russie ne cesse d'accuser l'Ukraine de violer les droits de la communauté russe.

12/08/2014

Barnum en camisole

Cet incroyable spectacle de propagande a eu lieu en Crimée le 9 août 2014 et a été retransmis dans toute la Russie par la chaîne Rossia 2. Les Ukrainiens y sont dépeints comme des nazis (la procession de porteurs de torches prenant la forme d'une croix gammée).

On peut y voir le Maïdan comme la prise du pouvoir par le Pravyi Sektor (0,7 % des voix à la dernière élection présidentielle, peu importe) tel que caricaturé par le Kremlin, puis la résistance héroïque, bien sûr, des grands patriotes russes d'Ukraine (très minoritaires et très importés, mais on s'en fout aussi) dans le Donbass.

Et en clôture, avant que des hurlements de loups ne ponctuent la glorification du grand sauveur Poutine, on est prié de chanter l'hymne russe... version URSS, je n'invente rien. Il est vrai qu'en Crimée, il y a beaucoup de retraités de l'armée et des services de renseignement soviétiques russes, et que les cinglés promoteurs de ce barnum croient disent que la Grande Russie est la « patrie » de l'Ukraine...

Un récit critique détaillé du spectacle peut être lu (en anglais) en cliquant ici.