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05/10/2014

Immense soutien populaire pro-russe à Donetsk...

... Comme d'habitude.

La CIA a-t-elle bidouillé un reportage pour maquiller la réalité, c'est-à-dire cacher le désir des habitants d'être sauvés du fascisme par la Russie, comme nous le diraient Berruyer ou Latsa ? Même pas. C'est l'ineffable Graham Phillips qui s'est chargé de filmer les réjouissances.

Graham Phillips, c'est ce pseudo-journaliste britannique qui s'affiche avec « Motorola », le commandant russe bigame des terroristes de Donetsk, ce pseudo-journaliste à la déontologie inexistante au point d'interviewer des prisonniers ukrainiens pendant leur captivité, au point d'essayer de falsifier des entretiens, cet histrion dont même RT ne veut plus, même s'il fait apparemment encore des piges pour Ruptly.

Ce propagandiste mythomane, adepte de la posture victimaire, ce mélange d'anglais et d'écossais ne conçoit son identité que comme réunifiée, déniant à l'Ecosse la légitime indépendance dont il réclame pourtant l'équivalent illégitime pour la construction mentale baptisée « Nouvelle Russie », en transposant manifestement son propre complexe identitaire à la Russie et à l'Ukraine, au mépris de la réalité historique et ethnique.

C'est l'homme qui aime les statues de Lénine et regrette leur démolition.

Cet individu, donc, a filmé hier la fête du sixième (mois) anniversaire de la République Populaire de autoproclamée de Donetsk, avec représentation des Ukrainiens par des jeunes filles en justaucorps noir, tendant le bras sur la scène, façon nazis, sur fond de musique militaire allemande, devant quelques pauvres dizaines/centaines de spectateurs peu enthousiastes :

 

Ça sonne creux et c'est complètement ridicule.

Finalement, ce type est plus utile à l'Ukraine qu'autre chose. Il est tellement con qu'il en est complètement contre-productif. Le monde entier se fout de sa gueule, sauf les débiles pro-russes (ici, un Polonais à tête de... je vous laisse le choix de l'adjectif), et encore.

Bravo, Irina

Des nouvelles d'Irina Dovgan, cette courageuse Ukrainienne enlevée, battue, torturée et mise au pilori par les salopards terroristes pro-russes de Donetsk :

 

02/10/2014

Remplacement Bleu Marine

Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Conseiller République et laïcité de Marine Le Pen :

Dans l’islam sunnite, il n’existe pas de clergé. Chaque croyant peut s’ériger en autorité religieuse légitimée par les croyants qui lui reconnaissent cette qualité. Les autorités politiques des différents pays se déclarant musulmans investissent donc des autorités religieuses et enjoignent à leurs administrés de les reconnaître comme telles. Les musulmans des pays qui ne sont pas musulmans ont tendance soit à se constituer en communautés politico-religieuses, soit à se rattacher à une autorité d’un pays musulman. Aujourd’hui, en Europe occidentale, cette dernière option est d’autant plus la règle que les musulmans d’immigration récente ont conservé de nombreux liens avec leurs pays d’origine.

Cette situation ne répond pas à la culture de la nation française. Pays gallican, elle a toujours institué une césure entre religion et politique. La France monarchique s’est opposée au Pape, parfois avec violence. La laïcité républicaine s’inscrit dans cette continuité. Depuis bientôt trente ans, pour permettre un islam de France, les différents gouvernements ont voulu créer une instance représentative du culte musulman. Implicitement, ils avaient en modèle l’organisation du judaïsme par Napoléon. À deux siècles d’intervalle, la situation des deux religions est bien différente sur le sol national comme dans le monde. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a que l’audience que chaque musulman en France veut bien lui accorder. En conséquence, s’il est nécessaire que ce Conseil et les autres autorités musulmanes condamnent le terrorisme pratiqué au nom de l’islam, chaque musulman doit aussi veiller à ne pas faciliter des amalgames en suivant des imams aux positions pour le moins ambiguës

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine condamne tous ceux qui veulent confondre l’islam, qui est une religion, avec l’islamisme, qui est un totalitarisme. Parallèlement, il dénonce toute complaisance et toute faiblesse envers ceux qui commettent des crimes en invoquant cette religion. En revanche, l’islam est une religion et non une race : critiquer l’islam, comme critiquer le christianisme, ne peut être considéré comme une forme de racisme. Enfin, chacun doit être libre de changer de religion ou de ne pas avoir de religion. Plaçant les croyances métaphysiques dans la sphère privée, la France unit dans l’espace public tous les Français au sein d’un même peuple sans autre critère que leur citoyenneté.

Front National (de mes couilles)

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01/10/2014

Les Syriens entre la peste et le choléra

... ou entre le régime d'Assad et l'Etat Islamique.

Très intéressants reportage et débat :

Source 1

Source 2

Je renvoie par ailleurs à mes précédents billets sur le sujet, dont celui-ci surtout, mais aussi celui-là plus spécifiquement.

28/09/2014

Panorama

Cet excellent reportage de la BBC intitulé Putin's Gamble (le jeu de Poutine), diffusé le 8 septembre 2014, fait le tour d'à peu près toutes les questions essentielles relatives à l'implication de la Russie en Ukraine. Désolé, c'est en VO uniquement.

27/09/2014

Unité et danger de l'islam

 

La décapitation d'Hervé Gourdel marque manifestement un tournant dans la prise de conscience des Français.

Les bisounours qui prétendent que non seulement il y aurait des musulmans modérés (ce qui est vrai), mais qu'en outre il y aurait un islam modéré (ce qui est faux), me font bien marrer.

Il suffit de prendre un Coran, ou les écrits de n'importe quel intellectuel musulman un minimum honnête, pour se rendre compte que s'il y a bien, comme le rappelle Zemmour, un islam de la Mecque et un islam de Médine, ces deux aspects sont indissociables dans l'esprit des musulmans eux-mêmes, quels qu'ils soient et où qu'ils soient, car tous deux considérés comme la parole de leur dieu, et donc aussi sacrés l'un que l'autre.

Ce qui explique que très peu de musulmans protestent, ni quasiment aucun spontanément, contre les pratiques terroristes islamistes.

 

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23/09/2014

La plupart des Russes croient vraiment que l'Ukraine est russe !

Des croyances qui remontent à l'Empire russe et aux mythes forgés par lui

 

Vous allez finir par me dire que je radote. Que je suis un obsessionnel. Que j'en fais trop. Troisième billet de suite sur l'histoire de la Russie et de l'Ukraine, ce blog devenu depuis six bons mois un lieu essentiellement consacré à la crise ukrainienne, à contre-courant du mainstream de la « mouvance » patriotique française sur le sujet... Au fou !

En fait, derrière la défense de la révolution ukrainienne et la lutte de ce pot de terre contre le pot de fer de la propagande russe, qui m'ont attiré autant d'insultes par des partisans de la politique étrangère voire intérieure de Poutine, que de rencontres avec des gens remarquables de lucidité et souvent de courage, français voire ukrainiens, j'essaie juste de comprendre les raisons profondes de cette crise.

Et notamment, de comprendre comment, même bombardée de propagande kremlinesque, il est possible que la Russie, au sens ethnique du terme, dont j'admire tant d'écrivains et de musiciens, qui a tant souffert du bolchévisme mais a aussi produit tant de dissidents, soutienne autant cette politique poutinienne en Ukraine, qui apparaît à la grande majorité des Occidentaux comme une injustice criante, une voie de fait brutale, vicieuse, ignoble - ce qu'elle est, objectivement -, comme un pur impérialisme.

Eh bien, je pense avoir trouvé une réponse : la plupart des Russes croient vraiment, de bonne foi, que l'Ukraine est russe !

Cela peut sembler incroyable. C'est pourtant ce que dit Alexeï Venediktov, rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou, une des seules radios russes indépendantes du pouvoir, sinon la seule (paradoxe russe, c'est Gazprom qui en est l'actionnaire majoritaire ; c'est dire, aussi, à quel point cette indépendance est fragile) :

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22/09/2014

Quand la Russie s’approprie historiquement l’Ukraine

 

La Russie est véritablement née dans la région de Vladimir-Souzdal et Moscou a été créée en 1147, d’une ethnogénèse entre colons slaves orientaux et populations finno-ougriennes (cf. le visage botoxé de Poutine).

Les Russes se sont attribués exclusivement un héritage commun à tous les Slaves de l’Est, celui de la Rou’s/Ruthénie de Kiev (et non Russie de Kiev, une mauvaise traduction qui arrange beaucoup de monde), ce qui revient à nier, dans tous leurs schémas historiographiques, qu’ils soient tsaristes ou soviétiques, toute identité singulière aux deux autres branches, les Bélarussiens (le terme Biélorusses n’est là aussi pas neutre) et les Ukrainiens.

Une sorte de captation d’héritage pour un « petit-frère » qui est devenu grand (merci au modèle autocratique et patrimonial de la Horde d’Or, d’une redoutable efficacité administrative et militaire). Dire que Kiev/Kyiv est, selon la formule consacrée, la « mère des villes russes » (en fait ruthènes, vous avez compris), c’est comme si un Napoléon Ier qui aurait pérennisé son empire avait bâti un schéma historiographique affirmant au nom de notre latinité, que Rome était la mère des villes françaises et l’Italie le berceau de la France.

Ces schémas partagés par les élites et la population russe (un peu comme la vision jacobine dans la classe politique française) expliquent largement les relations spéciales et passionnelles (pour les « amicales et fraternelles », selon la logomachie soviétique, on repassera) que Moscou entretient toujours avec son voisin « petit-russien ».

Ce n’est donc pas uniquement pour des raisons économiques, énergétiques et géostratégiques que le Kremlin a accepté, mi-décembre 2013, de débloquer 15 milliards de dollars en eurobonds, une somme considérable qui, dans un contexte économique domestique difficile, n’était pas destinée à être redistribuée aux citoyens de la Fédérations de Russie.

Ne pas comprendre cela nous condamne à appréhender partiellement et partialement la tragédie en cours, le énième épisode d’une mauvaise série dramatique qui se prolonge, pour le plus grand bonheur du producteur hollywoodien.

Pascal Lassalle

Pour en savoir plus :

- Iaroslav Lebedysnky : Ukraine, une histoire en questions, L’Hamattan, 2008.

- Andreas Kappeler : Petite histoire de l’Ukraine, Institut d’études slaves, Paris, 1997.

- Entretien avec Alexandre Douguine sur l’Ukraine (commenté par Pascal Lassalle).

- Iaroslav Lebedysnky, « L’empire médiéval de Kiev, débats historiques d’hier et d’aujourd’hui ».

- Daniel Beauvois, « Deux "prétendants" historiques à la domination de l’Ukraine ».

Sans oublier plusieurs articles de Pascal Lassalle sur le site Europe Maxima et les émissions sur ce thème sur Méridien Zéro.

J'ajoute, pour ma part, cet autre texte de Pascal Lassalle sur le site Theatrum Belli.

Et je recommande le livre L'Ukraine et les Ukrainiens, de l'historien Wolodymyr Kosyk (Publications de L'Est Européen, Paris, 1993), dont j'ai pu lire un large extrait en ligne sur le site du Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France avant que celui-ci ne le retire, probablement pour des questions de droits d'auteur. Sur Amazon, je viens de commander le seul exemplaire disponible d'occasion - je l'ai vu le premier ;-) -, donc bon courage dans votre éventuelle recherche...

21/09/2014

Voilà ce que défendent les pro-russes en Ukraine

Holodomor.jpg

 

L’objet de cet article n’est pas d’être exhaustif, ce serait trop long, ni de revenir en détail sur les guerres civiles atroces qui ont ravagé l’Ukraine et les conséquences politiques des deux premières famines.

Il s’agit simplement de démontrer comment une politique de remplacement migratoire a été à l’œuvre en URSS par l’utilisation de 3 famines (1921, 1932, 1946), du couple déportation-importation de populations et de prouver combien cela pèse sur la paix civile et la cohésion du pays aujourd’hui afin d‘en tirer des enseignements.

L’Ukraine est une nation martyre. Après avoir gémi sous le knout des Tsars, la révolution de février 1917 lui fait rêver à une indépendance que le chaos et l’issue de la guerre civile provoquée par le coup d’Etat bolchévique achèveront d’anéantir pour longtemps.

En effet la guerre civile « russe » voit s’affronter en Ukraine pléthore d’armées : allemande, autrichienne, rouge, russe blanche, ukrainienne nationaliste, ukrainienne anarchiste, groupes de partisans, polonaise, etc., les troupes non étrangères étant elles-mêmes divisées en factions et changeant régulièrement de camp où elles conservent néanmoins leurs habitudes de guerre très sale.

Dès 1921–1922 la famine, provoquée par la nationalisation du commerce des céréales et les réquisitions communistes, éclate dans certaines provinces d’Ukraine : Zaporojié, Donetsk, Ekaterinoslavl et Odessa (toutes ces provinces, à l’exception de Zaporojié, ont été plus ou moins secouées par les menées des séparatistes, car la population autrefois décimée y a été remplacée, par vagues successives, dans les années consécutives à cette première famine soviétique).

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18/09/2014

Ni parole, ni honneur

Mise à jour du 18 septembre 2014 - Une nouvelle vidéo :

Pendant que j'y suis, j'en mets également une autre, un peu plus ancienne :

Voilà comment les terroristes pro-russes et russes dans le Donbass ont trahi leur parole envers les combattants de l'armée régulière ukrainienne et de bataillons de volontaires qui avaient été encerclés à Ilovaïsk, fin août.

Il avait été convenu que ces combattants pourraient bénéficier d'un corridor sécurisé pour leur permettre d'évacuer la zone. En réalité, les terroristes les attendaient le long de la route pour les massacrer, avant de se vanter de cette victoire. Un crime de plus à leur actif, sans doute le plus déshonorant au regard du caractère prétendument moral de leurs ambitions.