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23/09/2011

Hervé Juvin sur la mondialisation

« Ne soyons pas les naïfs de la mondialisation », exposé d'Hervé Juvin, le 14 septembre 2011, lors du colloque « Protéger les intérêts économiques de la France : quelles propositions ? », organisé par l’association Pour un débat sur le libre-échange :
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01:16 Écrit par Boreas dans Crise, Economie | Lien permanent | Tags : hervé juvin, mondialisation, libre-échange, colloque |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

22/09/2011

Jean-Luc Gréau sur la réindustrialisation

« Réindustrialiser, comment ? », exposé de Jean-Luc Gréau, le 14 septembre 2011, lors du colloque « Protéger les intérêts économiques de la France : quelles propositions ? », organisé par l’association Pour un débat sur le libre-échange :
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18:55 Écrit par Boreas dans Crise, Economie | Lien permanent | Tags : jean-luc gréau, réindustrialisation |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

Jean-Claude Werrebrouck sur la souveraineté monétaire

« La souveraineté monétaire : un rapport de force à organiser entre l’Etat et la finance », exposé de Jean-Claude Werrebrouck, le 14 septembre 2011, lors du colloque « Protéger les intérêts économiques de la France : quelles propositions ? », organisé par l’association Pour un débat sur le libre-échange :
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Le support visuel de cet exposé est constitué des deux illustrations ci-dessous.

 

 

21/09/2011

Le parler vrai de Jacques Sapir

 

... Ou comment tirer la quintessence d'une émission de télé, en isolant les interventions de la seule personne qui sache réellement de quoi elle parle et ne manie pas la langue de bois ou un discours électoral (merci à @Christopher Johnson, pour le lien vers cette vidéo sur fortune.fdesouche.com).

Au-delà du discours clair et percutant de Sapir sur les problèmes de l'heure, voire de nos divergences sur leurs possibles solutions, j'avoue trouver le personnage réellement sympathique (ah, ces ressemblances avec Galabru, ces intonations dignes du docteur Galipeau dans Le viager...).

Et, cerise sur le gâteau, la tête d'Estrosi, l'ex-motocycliste de compétition devenu ministre dans la grande tradition de la République des copains et des non-gouvernants, de l'inaction élevée au rang des vertus civiques... Quand Sapir lui dit qu'il est « en train de révolutionner la science économique », ahahaha ! L'hébétude, la stupeur, l'ahurissement, « mais non, absolument pas », le pouce et l'index joints, « je peux vous poser une question », l'hagarde-meurt-mais-ne-se-rend-pas ! Ahahahahahahaha ! Un régal, un délice... Je ne m'en remets toujours pas.

20/09/2011

Myret Zaki : « Le coup de grâce viendra des États-Unis »

 

Encore un entretien avec cette épatante journaliste économique suisse (je sais, je sais, d'origine égyptienne ; mais là, franchement, on s'en fout), que je découvre, cette fois, avec presque un mois de retard :

 

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Pour la journaliste genevoise, l’effondrement du système financier américain achèvera les économies occidentales. Un krach dont l’Europe sortira renforcée. Etranglée par le franc fort, la Suisse n’aura d’autre choix que rallier l’UE.

Christian Rappaz : « L’Occident est-il en faillite ? » Un titre racoleur ou reflet de la réalité ?

Myret Zaki : Tous les pays du G7 affichent un taux d’endettement équivalent ou supérieur à 100 % de leur PIB, se révèlent incapables de rembourser leurs dettes et de payer les retraites à leur population. Faillite est donc bien le terme approprié.

Va-t-on assister à une cascade de défauts de paiements des Etats, y compris des Etats-Unis ?

Nous allons assister à la faillite des Etats-Unis, pas de l’Europe. Celle-ci, on ne le dit pas assez, reste la première puissance commerciale du monde, devant la Chine. Je sais que cela peut paraître iconoclaste au moment où tous les regards sont braqués sur la Grèce, le Portugal, l’Italie ou l’Espagne, mais contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, l’effondrement du système monétaire américain reste le plus grand péril planant sur le monde. A mon avis, celui-ci se produira au plus tôt dans les mois qui viennent, au plus tard en 2014.

Après les pays du sud de l’Europe, c’est pourtant la France qui est dans la tourmente…

Simple manœuvre de diversion de la part de spéculateurs maîtres en manipulation. Un coup classique, déjà éprouvé contre la Grèce : on se positionne à la baisse en Bourse, on fait courir des rumeurs propres à semer la panique sur les marchés puis on encaisse les bénéfices. Autre avantage du stratagème, pendant que le monde est au chevet de la France et de l’Europe, pourtant beaucoup plus solvables que les Etats-Unis, ces derniers continuent à se financer à bon marché et à détourner l’attention de leur désastre financier.

Vous ne croyez pas à l’effondrement de l’Europe ?

Pas une seconde. Quiconque spéculerait sur une faillite de la zone euro perdrait son temps. L’épargne est importante en Europe, qui profite également du soutien des banques centrales asiatiques, chinoise en particulier. Le pari à faire est au contraire une vente à découvert contre tous les marchés en dollars.

Les Américains accusent pourtant l’Europe de tous les maux actuels…

Beaucoup de gens croient naïvement que les deux blocs sont amis et solidaires. C’est une illusion. La guerre économique fait rage et discréditer l’euro au profit du dollar, devenu une monnaie de singe pourtant, fait partie de la stratégie des Etats-Unis, dont dépend leur solvabilité. L’autre consiste à tromper les investisseurs pour cacher la situation désastreuse du pays. Mais ce déni ne durera pas éternellement.

Tromper ?

Les Etats-Unis estiment leur dette souveraine à 14.500 milliards de dollars. Avec l’endettement des ménages, elle culmine en réalité à 60.000 milliards et même à 200.000 milliards en tenant compte du déficit fiscal à long terme. Annoncé à 9,1 %, le chômage dépasse allégrement les 20 % si l’on inclut les chômeurs découragés de longue durée. On estime à 45 millions le nombre d’Américains dont les logements auront été saisis au terme de cinq ans de crise immobilière. Ces gens sont sortis du circuit économique. Enfin, l’inflation est donnée à 1,3 % alors que les économistes critiques l’évaluent autour de 5 %.

Barak Obama se vante pourtant du succès que connaissent les nouvelles émissions de bons du Trésor sur la dette malgré la perte de la note triple A des Etats-Unis…

Que peut faire le président d’un pays en défaut ? Critiquer les agences de notation, mettre en doute leurs calculs, nier les évidences, répéter que son pays reste le meilleur, faire du marketing en somme. Pour moi, c’est une tactique du désespoir. La vérité est moins romantique. Grâce à sa planche à billets, c’est la Réserve fédérale américaine elle-même (Fed), qui se rue sur les bons du Trésor américain. De 800 milliards de dollars en 2006, le passif de la Fed approche 3.000 milliards aujourd’hui. Bientôt, cette machine infernale s’arrêtera et, avec elle, la supercherie. A la seconde même, les taux de la dette souveraine exploseront, provoquant la strangulation financière du pays.

Une banqueroute qui emportera forcément l’Europe avec elle ?

Dans un premier temps. Mais l’Europe sortira grandie de ce krach. Contrairement aux Etats-Unis, qui n’ont aucun plan budgétaire crédible, l’Europe met en vigueur des mesures d’austérité. Elle est aussi beaucoup mieux positionnée sur les marchés des pays émergents, les seuls à créer de la croissance.

A vous entendre, c’est la fin de l’empire américain ?

Un empire qui n’a plus les moyens de préparer une opération militaire d’envergure n’est plus un empire. Les Etats-Unis vont perdre leur statut de super puissance et le dollar, celui de monnaie de référence. Bientôt ramené à la valeur d’un billet de Monopoly, le billet vert ne connaîtra plus d’appréciation durable. N’en déplaise aux économistes genevois, qui n’aiment pas cette idée, les pays dotés de monnaies fortes deviendront la nouvelle référence, dans un monde multipolaire et multimonétaire.

Et la Suisse dans tout ça ?

La hausse structurelle du franc continuera à pénaliser son économie et l’adhésion à l’Union européenne apparaîtra comme la seule façon de résoudre le problème à long terme. Si l’Angleterre, engluée en raison de sa propre crise avec sa livre sterling, franchit le pas, ce ne sera alors qu’une question de temps pour que la Suisse suive.

Source

Le Siècle et la discrimination positive

Michel Drac : « Crise, le moment décisif approche »

 

 

Intervention de Michel Drac sur Le Libre Teamspeak, le 18 septembre 2011. N.B. : les 9 premières minutes présentent quelques coupures de son.

Merci à @Eisbär pour les liens, sur fortune.fdesouche.com.

Pour lire le texte de la conférence, cliquez ici.

19/09/2011

Bons baisers de New York

« LE DÉCLIN ET LA CHUTE DE L'EUROPE
(ET PEUT-ÊTRE DE L'OCCIDENT) »

 

Couverture de Time Magazine, 22 août 2011.

16/09/2011

Objectivité journalistique...

 

« (...) pour ce qui concerne la crise actuelle, LEAP/E2020 estime que la prise de conscience croissante, au sein des dirigeants et des opinions publiques de l'Euroland, du fait qu'il y a au minimum une opération de propagande venue d'outre-Manche et d'outre-Atlantique destinée à « casser la confiance dans l'Euro », va entraîner dans l'année à venir une révision radicale des références et de la crédibilité des journalistes et experts traitant de la crise.

Car qui dit manipulation ou complot pour reprendre le mot de Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, organisme qui rassemble les patrons des grandes entreprises françaises, dit relais inconscients ou agents manipulateurs. Et l'Euroland qui se croyait, encore il y a peu, dans une grande fraternité avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni découvre que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela.

En 2012 nous estimons donc que nombre de médias de l'Euroland vont commencer à questionner l'objectivité, voire l'honnêteté, de journalistes formés quasi-exclusivement aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni et/ou dans des grands médias anglo-saxons en pointe en matière d'attaque contre l'Euro. France24, où la situation décrite ci-après est très fréquente, vient d'en fournir un exemple remarquable.

Interviewant la présidente du MEDEF sur ses déclarations à propos d'un complot américain contre l'Euro (France24, 05/09/2011), la journaliste Stéphanie Antoine n'a eu de cesse de mettre en doute sans argument la position de Laurence Parisot, ajoutant des mines éloquentes pour montrer qu'elle ne croyait pas un mot de ce que disait son interlocutrice.

Le CV de Stéphanie Antoine sur Wikipédia est clair : elle a travaillé à New York et Londres pour ABC, CNBC et Bloomberg. Comme Laurence Parisot accusait notamment les médias US, on comprend mieux l’absence d'objectivité de la journaliste sur ce sujet.

Pour notre équipe, il est certain que les journalistes et experts dotés de ce type de références, essentiellement voire uniquement US et UK, vont être progressivement mis sur la touche au cours de l'année à venir, dans l'ensemble des grands médias de l'Euroland. Dans ce domaine aussi le monde d'avant est en train de disparaître (...) ».

LEAP

USA : « au moins 46 États sur 50 sont insolvables »

 

Je vous livre la traduction d'un fort intéressant article trouvé sur un blog anglais par @Acanthe (encore merci à lui) :

 

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Lors d'un exposé aujourd'hui [12 septembre 2011] à l'Adam Smith Institute, l'économiste [britannique] Kevin Dowd, professeur invité au Pensions Institute de la Cass Business School de Londres, a dit à son auditoire :

« La monnaie fiduciaire entre dans sa spirale de mort...

Les banques utilisent des méthodes comptables frauduleuses pour cacher leurs pertes et enrichir leurs employés avec des bonus. C'est une autre forme de pillage...

Au moins 46 des 50 États américains sont insolvables. »

Qu'est-ce qui se cache derrière la pensée de Dowd ? Il a écrit en décembre dernier [extrait d'une intervention de novembre 2010, lors d'un colloque au très influent Cato Institute de Washington] :

« Bientôt, les investisseurs s'apercevront que les bons du Trésor sont surévalués et la confiance dans leur marché se fissurera : une possibilité est que les prévisions de hausse de l'inflation ou des déficits plus élevés feront ensuite monter les taux d'intérêt, causant une baisse, puis une chute des prix des obligations ; une perspective encore plus imminente est qu'une combinaison des assouplissements quantitatifs de la Fed, du déficit abyssal du budget fédéral et de celui de la balance des paiements américaine, entraînera une nouvelle baisse du dollar qui fera que les détenteurs étrangers de bons du Trésor perdront confiance en leurs investissements. Dans les deux cas, il est alors probable qu'il y aura une ruée vers les échappatoires - une fuite massive hors des bons du Trésor - faisant grimper les taux d'intérêt en général et infligeant de lourdes pertes aux porteurs d'obligations, en particulier à ceux qui détiennent des titres à long terme.

• L'effondrement du marché des bons du Trésor forcera les banques, précédemment gagnantes dans l'aventure des spreads, à se débrouiller avec une vengeance : les mêmes positions qui leur ont permis des gains si faciles vont maintenant leur faire subir de considérables pertes en capital. La confiance dans les banques - jamais forte depuis le début de la crise - va (encore) s'effondrer et nous entrerons dans une nouvelle (et sévère) crise bancaire.

• L'implosion des bons du Trésor et l'éclatement des bulles financières se répercuteront ensuite sur la bulle des obligations pourries (junk bonds) : l'effondrement du marché des bons du Trésor et le renouveau de la crise bancaire mèneront à de fortes chutes de la valeur des obligations d'entreprise et à de fortes hausses des spreads de crédit. Les entreprises fortement endettées feront alors faillite en nombre, le marché des junk bonds s'effondrera et l'activité de LBO se tarira.

Nous devons aussi considérer les répercussions non négligeables : l'effondrement des bons du Trésor va déclencher une crise de financement immédiate pour les gouvernements à tous les niveaux, et surtout pour le gouvernement fédéral, ce qui impliquera probablement la dégradation de sa note de crédit AAA, et ainsi intensifiera encore les problèmes déjà chroniques de financement du gouvernement. Nous ne devrions pas non plus oublier que ces tsunamis financiers sont susceptibles de submerger la Réserve fédérale elle-même : la Fed a un bilan très négatif qui ferait la fierté de tout hedge fund agressif, elle aussi subira donc des pertes épouvantables et est susceptible de devenir insolvable. Les événements des trois dernières années ressembleront alors à un pique-nique.

Il y a aussi le problème du regain de l'inflation. Pendant longtemps, les Etats-Unis ont été protégés de nombreux effets inflationnistes des politiques de la Réserve fédérale : les développements en technologies de l'information et les réductions de coûts dues à l'externalisation de la production vers l'Asie orientale ont eu pour effet de comprimer les prix et de masquer l'impact domestique des politiques de la Fed. Ces politiques ont plutôt conduit à une accumulation massive des réserves de change mondiales : celles-ci ont augmenté de 16 % par an depuis 1997-1998 et ont causé la flambée des prix des matières premières, ainsi qu'une inflation galopante dans des pays comme l'Inde (inflation actuelle : 16 %) et la Chine (peut-être 20 %, à en juger par l'inflation salariale, et certainement beaucoup plus élevée que les statistiques officielles ne le reconnaissent), dont les monnaies ont été (plus ou moins) alignées sur le dollar.

L'inflation américaine était déjà en hausse en 2008 (taux annuel : 3,85 %), mais cette hausse a été inversée lorsque les prêts bancaires et les dépenses des consommateurs ont alors fortement chuté. Cependant, il y a de bonnes raisons de penser que l'inflation va bientôt décoller de nouveau :

(1) La combinaison des prix des matières premières en plein boom et d'un dollar en dépréciation (indice pondéré de taux de change du dollar en baisse de 15 % depuis mars 2009) signifie que les importations coûteront plus cher en dollars, ce qui doit inévitablement se répercuter sur l'inflation américaine.

(2) La hausse des coûts du travail dans les économies asiatiques indique que le mouvement d'externalisation arrive à son terme et commence même à s'inverser et, avec lui, les réductions de coûts associées pour les entreprises américaines qui délocalisent vers l'Asie.

(3) Plus important encore, il y a l'énorme surplus monétaire additionnel créé au cours des deux dernières années (ou, plus précisément, les vastes monétisations récentes de la dette publique), dont l'effet a provisoirement été mis en échec par l'atonie de la conjoncture sur la période 2009-2010, mais qui doit finalement déferler - et, quand cela arrivera, l'inflation est susceptible d'augmenter fortement.

Une fois que l'inflation aura fait son retour, un point finira par être atteint où la politique de la Fed devra sévèrement s'inverser - comme à la fin des années 1970, les taux d'intérêt seront relevés pour ralentir la création monétaire. Les conséquences seraient des plus désagréables : les Etats-Unis expérimenteraient les misères renouvelées de la stagflation - et alors une sévère, étant donné le carnage produit par une nouvelle crise financière et les fortes augmentations de la masse monétaire faisant leur oeuvre sur le système. De plus, comme au début des années 1980, les taux d'intérêt plus élevés mèneraient à des chutes importantes des prix des actifs et infligeraient de nouvelles pertes aux institutions financières, anéantissant leurs capitaux dans le processus. Ainsi, le retour de l'inflation et des taux d'intérêt plus élevés porteraient encore un autre coup à un système financier déjà gravement affaibli. »

Source

(Traduction par mes soins. – Reproduction autorisée sous réserve de citer verslarevolution.hautetfort.com en source.)