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16/10/2013

Rien n'a changé, M'sieur le député


Voici l'opus N°6 des soliloques d'Honoré "Les six mille francs aux frais de la princesse".
Ce sont les impressions chantées d'Honoré Constant, député de la Seine, après le vote de l'indemnité parlementaire.

Vrai, c'est chouettos d'être député
C'est pas un métier, c'est un rêve
On n'a pas besoin de comité
Nous on s' mettra jamais en grève
On s' paye des gueuletons épatants
De la rigolade et de la gonzesse
On fout rien, on voyage tout le temps
Aux frais de la princesse

On vote pour le gouvernement
On est de mèche, on est solidaire
On s'en fout un peu du roulement
Et du repos hebdomadaire
On s' fait rouler dans des sapins
Dans des autos, dans des express
Comme les ministes et les rupins
Aux frais de la princesse

Pourtant des fois, je m' dis : Mon vieux
Et tes électeurs t'y penses guère
Honoré sûr qui vaudrait mieux
T'occuper des retraites ouvrières
Mais on pense p'us au populo
Quand on s'envole à toute vitesse
Vers Nice ou vers Monté-Carlo
Aux frais de la princesse

J' vas à Trouville, j' vas à Etretat
J' vas à Vichy, j' vas à Plombières
J' vas partout comme un chef d'état
J' fais mon Monsieur Armand Fallières
J' vas où qu' tous les braiseux y vont
Et j' pagnotte avec la négresse
Chez la Mère Mirette à Clermont
Aux frais de la princesse

Oui ! Mais pour faire ce métier là
Il faut avoir de la galette
Faut s' payer des habits de gala
Et s'offrir du linge de toilette
Et puisque c'est nous les gérants
Pendant qu'on tient les clés de la caisse
On s'est augmenté de six mille francs
Aux frais de la princesse

(Paroles d'Aristide Bruant, datant de 1906 environ, chantées par Patachou en 1962)

12/10/2013

Joseph Tainter sur l'effondrement des sociétés complexes

Prométhée

 

Les civilisations ne sont pas éternelles. Elles ne peuvent pas s'étendre et se complexifier indéfiniment. Malgré ses illusions de toute-puissance, la nôtre subit aussi la loi des rendements décroissants : nous engloutissons toujours plus de ressources pour ne pas faire que maintenir un état stationnaire. Jusqu'à quand ? Joseph Tainter, historien et anthropologue qui a étudié l'effondrement de sociétés passées, apporte des réponses.

La Décroissance : Pour commencer, pourriez-vous définir ce qu'est une société complexe : par quoi se caractérise-t-telle ? En quoi est-elle une anomalie dans l'histoire de l'homme ?

Joseph Tainter : Les peuples de chasseurs-cueilleurs, ce que toutes les sociétés humaines étaient autrefois, n'avaient pas plus d'une poignée d'occupations, et peut-être une petite douzaine de personnalités sociales différentes. Aujourd'hui, par contraste, les sociétés industrielles disposent de milliers d'occupations et de centaines de milliers d'institutions de toutes sortes. Nous avons des technologies, des institutions, des rôles sociaux et des personnalités hautement spécialisés. Nous traitons de grandes quantités d'informations. Dans une société humaine, ces caractéristiques forment l'essence de la complexité. On peut considérer qu'une société est composée d'une structure et d'une organisation. La structure concerne le nombre, la nature et l'arrangement et l'arrangement des différentes parties de la société - les rôles, les institutions et ainsi de suite. L'organisation a trait aux contraintes imposées sur le comportement de ces parties. Une société complexe est constituée de nombreuses parties, dont les types sont particulièrement différents. Elle se compose aussi d'une organisation qui exige que ces parties se conduisent de certaines manières. L'organisation consiste en des normes, des coutumes, des lois, des relations sociales, et toute autre régulation qui contraint les comportements. Sans organisation, une société n'est pas complexe.

Nos premiers ancêtres humains identifiables sont apparus il y a 4 millions d'années, et l'/homo sapiens/ (notre espèce) existe depuis au moins 200.000 ans. Pendant la plus grande partie de cette période, nous avons vécu dans des petits groupes simples, d'une poignée jusqu'à quelques douzaines d'individus qui assuraient leur subsistance. Ce n'est que depuis 10.000 ans que certaines sociétés humaines ont commencé à grossir et à se complexifier. Cette évolution s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui. La tendance à se développer en complexité ne s'est donc déroulée que sur environ 5% de l'histoire humaine, et seulement dans quelques parties de l'humanité. En ce sens, la manière dont nous vivons actuellement est une anomalie. Statistiquement, les conditions humaines normales ont été faites de faibles niveaux de complexité et d'une organisation simple.

La Décroissance : Pourriez-vous résumer votre analyse de l'effondrement des civilisations passées : pourquoi les sociétés complexes sont éphémères et finissent toujours par se heurter à la loi des rendements décroissants ?

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10/10/2013

Dieudonnisation de la lepénisation des esprits

Quenelle%20Gollnisch-Le_Pen.jpg

Quelques renseignements ici.

09/10/2013

Sarkorruption ?

Encore plus ? C'est là.

07/10/2013

La montée de Kerenski (Attali : « le FN 1er parti de France »)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

28/09/2013

Principes de révolution non-violente

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(...) Dans les situations où les gens se sentent impuissants et effrayés, il est important que les tâches qui leur sont initialement confiées présentent peu de risques, leur apparaissent constructives et les mettent en confiance. Ce genre d’actions – par exemple porter des vêtements de manière inhabituelle – donne au public l’occasion de marquer sa différence d’opinion et de participer de manière significative à des actes de dissidence. Dans d’autres cas, un sujet non politique et apparemment mineur – comme assurer la sécurité d’approvisionnement en eau – peut devenir le point de fixation des actions d’un groupe. Les stratèges doivent choisir une cause dont les mérites seront largement reconnus et difficiles à rejeter. Le succès de telles campagnes limitées devrait non seulement résoudre un problème, mais aussi convaincre la population qu’elle possède un vrai pouvoir.

La plupart des stratégies de campagnes à long terme ne doivent pas viser à la chute rapide de la dictature mais plutôt à atteindre des objectifs limités. De même, toutes les campagnes ne nécessitent pas la participation de toute la population.

En réfléchissant à la série de campagnes qui constituent la stratégie globale, les stratèges de la défiance politique doivent examiner comment les campagnes – au début, au milieu et près de leur conclusion – diffèrent les unes des autres.

La résistance sélective

Lors des premières étapes de la lutte, des campagnes séparées avec différents objectifs spécifiques peuvent être très utiles. De telles campagnes sélectives peuvent se succéder. Parfois, deux ou trois peuvent se dérouler simultanément.

En planifiant une stratégie de « résistance sélective », il est nécessaire d’identifier des questions ou des griefs qui symbolisent l’oppression générale de la dictature. De telles questions peuvent devenir les cibles appropriées pour des campagnes qui permettront de gagner des objectifs stratégiques intermédiaires, s’insérant bien sûr dans la stratégie globale.

Ces objectifs stratégiques intermédiaires doivent être réalisables, donc être dans les possibilités actuelles ou futures des forces démocratiques. Cela permet d’assurer une série de victoires bonnes pour le moral, et contribue aussi à des changements progressifs dans les relations de pouvoir, profitables pour le combat à venir.

Les stratégies de résistance sélective devraient se concentrer essentiellement sur des questions spécifiques d’ordre social, économique ou politique. Elles peuvent être choisies en vue de maintenir une part du système social et politique hors du contrôle du dictateur, afin de regagner des parts actuellement sous son contrôle, ou encore afin de l’empêcher d’atteindre un objectif particulier. Si possible (...), la campagne de résistance sélective devrait aussi frapper un ou plusieurs points faibles de la dictature. Ainsi, les démocrates auront le meilleur impact possible compte tenu de leurs moyens.

Les stratèges doivent planifier très tôt les stratégies pour leur première campagne. Quels seront ses objectifs limités ? Comment contribueront-ils à la réalisation de la stratégie globale retenue ? Si possible, il est sage de formuler aussi les grandes lignes des stratégies pour la deuxième et, éventuellement, la troisième campagne.

Toutes ces stratégies devront mettre en œuvre la stratégie globale et opérer selon ses lignes directrices.

Le défi symbolique

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26/09/2013

Humour aujourd'hui interdit

(Théâtre Grévin, Paris, 1986)

24/09/2013

Il faut tuer le bourgeois qui est en soi

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Notre premier ennemi c’est nous-même.

Nos pays, notre Europe, notre civilisation, sont en voie de décomposition : c’est une évidence aussi bien dans les faits que dans les mœurs.

Pour nous qui vivons aujourd’hui, la décadence est un phénomène nouveaux, mais l’histoire de l’Europe, ou mieux encore les histoires qui ont caractérisé la civilisation européenne, l’ont connue et surmontée à maintes reprises.

Ce n’est pas en jouant le réactionnaire bourgeois, le conservateur puritain, l’hystérique de l’heure apocalyptique, que nous trouverons une issue à cette impasse.

Celle-ci peut être désignée - et donc combattue - seulement par ceux qui jettent un regard froid et impitoyable sur la réalité en étant capables, à la fois, d’apprendre les leçons du passé et d’entrevoir les axes rénovateurs du futur.

C’est dans cet esprit que je veux attirer l’attention sur la folie hystérique, impolitique et maso qui a pris possession des milieux dits extrêmes qui essayent de contrer une dynamique dévastatrice en faisant appel à la langue de bois ou à des utopies à la saveur eschatologique.

Car il s’agit bien de cela quant on évoque la guerre des classes, la guerre des races ou l’imposition par le bas d’une autre mondialisation.

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16/09/2013

Démocratie de marché

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Il y a un an, le 17 septembre 2012, la police de New York arrêtait des manifestants pacifiques du mouvement Occupy Wall Street, selon une stratégie élaborée qui rappelle des événements récents en France.

Second parallèle, le rapprochement avec le contenu de cet article est plutôt saisissant, vous ne trouvez pas ?

Autres motifs, mais mêmes techniques et finalement, même sphère de pouvoir derrière ces atteintes incessantes aux libertés fondamentales, à la santé économique et sociale : le grand capital financier et industriel. Mêmes sphères de pouvoir subordonnées à celui-ci : les médias, les politiciens.

Derrière les apparences, en réalité, d'Occupy à la MPT, il n'y a pas bien loin.

L'ennemi, incarné dans ces trois sphères de pouvoir, est commun à toutes les causes justes, par-delà les clivages idéologiques, religieux, ethniques et géographiques.

Le combat doit donc être global, sur tous les fronts de la dissidence.

15/09/2013

Ça manque de sueur