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30/06/2013

Conflit asymétrique

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« (...) La gauche, elle, une fois posées les condamnations de principe contre la violence qui n’engagent pas à grand-chose, n’hésite pas à récupérer les débordements de ses extrémistes pour mieux dénoncer un Système oppressif qui ne laisse d’autre choix que la violence à des êtres bafoués.

Un mouvement de contestation, s’il veut être efficace, ne doit pas se couper totalement de ses tendances les plus radicales, même s’il doit savoir les tenir à distance pour ne pas se laisser déborder au risque de se délégitimer. La gauche a toujours su magistralement orchestrer la violence, physique ou verbale, de ses tendances les plus dures pour entretenir un bruit de fond révolutionnaire qui lui permet de cultiver un romantisme puéril de la révolte sur lequel elle fonde sa légitimité historique.

Le peuple de droite, quand il défile, n’a de cesse de se conformer aux injonctions de ses adversaires qui réduisent d’emblée ses marges de manœuvre en l’enfermant dans le cercle vicieux du soupçon de violence extrémiste.

Les défilés de patronage domestiqués par la crainte de tout débordement, aussi massifs et sympathiques soient-ils, n’ébranleront jamais un pouvoir rompu aux méandres de la manipulation politique.

– Mettre en scène l’émotion

Pour lever toute ambiguïté sur notre propos, précisons qu’ "assumer la radicalité" ne veut nullement dire encourager la violence ; cela signifie simplement donner à son action politique une charge émotionnelle qui prête une valeur exemplaire au combat mené.

Cette charge émotionnelle provient prioritairement de la volonté de piéger l’adversaire dans une représentation négative, voire répulsive, qui le renvoie à des accusations auxquelles l’opinion publique sera sensible. Dans le cadre de la Manif pour tous, il est clair que les thèmes de la répression policière et de la manipulation médiatique étaient susceptibles de rencontrer un large écho auprès d’un grand nombre de Français, déjà réceptifs à ces sujets.

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Communautés de l'être contre société de l'avoir

J'ai hésité un moment avant de reprendre cette vidéo trouvée sur le Scriptoblog, parce que je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce que dit l'excellent Francis Cousin (notamment, en ce qui concerne l'efficacité des services de renseignement modernes, le terrorisme d'Etat et la puissance systémique), mais l'entretien est tellement intéressant qu'il vaut néanmoins largement d'être écouté et médité.


29/06/2013

Gayflop

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500.000 manifestants attendus, 15.000 venus, ça se passe de commentaire. En un mot, pas la Gaypride mais le Gayflop.

Les Hommen, encore eux, en ont profité pour résumer la situation :

« Activistes LGBT,

Vous instrumentalisez les homosexuels qui ne vous ont rien demandé pour faire adopter des lois dont les Français ne veulent pas. Sachez que désormais les Hommen n'auront de cesse de révéler à nos compatriotes l'étendue de votre escroquerie.

Oui, vous êtes des escrocs ! Vous n'oeuvrez pas à l'acceptation de l'homosexualité, vous enfermez les homosexuels dans une image de folle en string panthère qui est aussi irréelle que dégradante.

Vous ne défendez pas les homos, vous les réduisez à leurs pratiques sexuelles en voulant faire de votre sexualité une identité. Mano Solo chantait : "je suis esprit avant d'être un corps", le poète doit se retourner dans sa tombe...

Vous ne luttez pas contre l'homophobie, vous en vivez ! Vous savez pertinemment que malgré vos happenings provoquants et vos slogans haineux comme "un hétéro une balle, sa famille une rafale", l'écrasante majorité des français n'a rien contre les homosexuels. Qu'à cela ne tienne, vous montez en épingle le moindre fait divers pour culpabiliser nos concitoyens et tenter de légitimier votre lobbying communautaire.

Nous refusons ce chantage à l'homophobie. Nous défendons l'ordre naturel, le bon sens et les enfants. Vous pourrez pleurnicher tant que vous voudrez et nous accuser de tous les maux, nous ne varierons pas d'un iota. Chaque enfant a le droit à un père et à une mère. Beaucoup d'homosexuels moins égoïstes que vous l'ont compris. En adultes capables de gérer leurs frustrations, ils refusent de faire passer leurs désirs avant l'équilibre des enfants. A dire vrai, la grande majorité des homosexuels ne veut pas de votre activisme et de vos prétenues avancées. Combien il y a-t-il eu de participants à votre Grand Salon du Mariage Gay ? A peine 150 ! Et encore, la moitié étaient des figurants de l'inter-LGBT !

Vous ne représentez rien ! Vous n'êtes qu'une poignée de professionnels de l'agitation médiatique, arrosés par les millions de Pierre Bergé. Certes, ces millions vous ont acquis la classe politique et les médias, mais malgré toute la propagande que vous lui avez fait ingurgiter depuis 30 ans, le pays réel continue à penser, bonhomme, que s'il faut un homme et une femme pour faire un enfant, c'est peut-être qu'il faut aussi un homme et une femme pour l'élever. Vous pouvez contraindre les maires à vous marier, faire placarder des affiches sur lesquelles des types se taillent des pipes, remplacer les drapeaux français par des drapeaux gay sur le fronton des mairies, vous n'éteindrez pas les braises de bon sens qui subsistent chez nos compatriotes. Comptez sur nous pour souffler franchement dessus. »

Source

Non à la récupération

L'aile soi-disant patriote de l'UMP fait tout pour récupérer la MPT. L'autre jour, c'est encore Hervé Mariton qui est allé constater une semaine après les faits, avec quelques autres parlementaires de son bord, que Nicolas Bernard Busse avait été incarcéré dans des conditions indignes.

Or, Mariton a promis, en tant que maire, de célébrer des mariages gay, traitant même de lâches sur Facebook les élus municipaux qui s'y refuseraient.

Ce à quoi les Hommen, décidément intraitables, ont réagi avec vigueur sur Twitter :

 

Source

28/06/2013

Fenêtre de tir

 

« (...)  Ce gouvernement de faux durs - qui ne touche ni aux racailles d’en haut, ni aux racailles d’en bas - paraît être prêt à tout pour enrayer le retour du pays réel. Dès lors, la brutalité d’Etat déployée ce printemps peut laisser craindre un crescendo répressif. Ce scénario toutefois, ne se produira vraisemblablement pas avant le printemps 2014. Un solide garde-fou est là pour nous le garantir : les élections municipales et européennes.

Le gouvernement n’est pas encore au fond du trou en termes de popularité, mais il s’[en] rapproche. Prisonnier du droit européen, il ne peut structurellement pas améliorer la situation économique de la France. Laissant l’économie parallèle prospérer, il s’autoligote en matière de lutte contre l’insécurité. Inéluctablement, le PS va devoir porter ce bilan lors des élections et la facture risque d’être très salée. Cette situation n’a pas pu échapper aux notables de la rue de Solférino. Appuyer sur l’accélérateur répressif conduirait à un véritable hara-kiri électoral. Un, parce que l’électorat centriste capté suite aux maladresses de Sarkozy prendrait ses distances avec la bobocratie. Deux, parce que la base électorale de la gogôche elle-même finirait par être effrayée.

Personne ne doit s’illusionner : la diffamation, la calomnie, les insultes, la diabolisation, les arrestations arbitraires, les coups de matraques et le gazage gratuit seront à nouveau employés par le Régime. Mais le gouvernement ne pourra pas passer à un stade supérieur de répression… du moins pas avant le printemps 2014.

Une fenêtre de tir s’est ouverte pour au moins une année. Le pays réel devra en profiter pour accentuer sa pression sur le Système. (...)

C’est par nos actes quotidiens, même les plus simples, multipliés par plusieurs millions, que la banquise du Régime, qui craquèle déjà, s’effondrera définitivement.

Face à la stratégie de la tension, ultime va-tout du gouvernement, le pays réel ne doit obéir qu’à un seul mot d’ordre : ne pas fléchir. »

Source

25/06/2013

« Du bouche-à-bouche à un cadavre »

Pierre Bergé avec François Hollande : le mécène et l'obligé

 

Je remercie @Popeye de m'avoir fait découvrir ce brûlot lancé par les Hommen lors de la manif de dimanche soir dernier à Paris, place Dauphine, contre le sort scandaleux réservé par le régime à Nicolas Bernard Busse :

« Alors si on fait les comptes :

*Vous faites adopter une loi qui viole les droits de la majorité et des plus vulnérables pour plaire à un lobby qui représente la minorité d'une minorité.

*Vous manipulez les sondages en dissociant les questions de mariage et d'adoption quand la loi porte sur les deux ensemble.

*Vous ignorez des centaines de milliers de personnes descendues pacifiquement dans la rue à plusieurs reprises et falsifiez les chiffres de leurs mobilisations.

*Vous foutez au panier une pétition historique de 700.000 signatures.

*Vous accélérez le calendrier législatif pour prendre de vitesse les opposants.

*Vous refusez d'organiser un référendum en invoquant le fait que l'article 11 ne prévoit qu'on y ait recours que pour les questions sociales et non sociétales ; alors même que le terme "sociétal" est un néologisme qui n'existait pas en 58, et que la commission choisie pour examiner le texte à l'assemblée est précisément la commission des affaires SOCIALES.

*Vous laissez des racailles de flics en civil malmener des jeunes filles et tabasser des gamins de 14 ans.

*Vous refusez aux maires leur droit à l'objection de conscience en les menaçant de 7 ans de prison.

*Vous faites coffrer des promeneurs parce qu'ils portent un sweat de la Manif.

*Vous multipliez les détentions arbitraires et les procédures abusives.

Et maintenant vous foutez en taule un étudiant qui est allé chanter la Marseillaise sur les Champs Elysées...

Mais continuez M. Hollande ! A ce train-là vous finirez par faire tirer sur la foule...

Continuez mesdames et messieurs les juges, ministres, chroniqueurs et autres bonnes consciences subventionnées ! Bientôt vous réhabiliterez la gégène…

Continuez ! Vous êtes en train de forger une génération de résistants.

Vous croyez n'avoir à faire qu'à des cathos réacs mus par leur sentiment religieux ? Vous êtes mal ! L'ordre naturel qu'ils défendent est universel et vos coups de tonfa ont trempé leur conscience politique. Ils ont compris que ce mariage homo était le fruit vénéneux d'un arbre pourri par le mépris du peuple, la propagande médiatique et la dictature des minorités. S'ils pointent encore le fruit, ils pensent désormais à couper l'arbre. Et demain ils rallieront à eux le pays réel qui ne supporte plus votre condescendance.

Continuez ! Votre société utopique ne fait plus rêver. Notre génération en a soupé de votre progrès. Nous avons vu où mène votre libération des mœurs, votre marché-roi et votre relativisme déguisé en ouverture d'esprit. Nous sommes les enfants du divorce de masse, de la gay pride et de l'adultère en publicité dans le métro. Nous ne voulons pas de vos vies de merde de cocus compréhensifs et de working-girl dépressives.

Continuez ! De toute façon vous avez déjà perdu... Déjà Cohn-Bendit est tombé, le monde dégueulasse qu'il incarnait le suit. Votre activisme n'y changera rien, c'est du bouche-à-bouche à un cadavre. »

Source

21/06/2013

Rage contre le régime

(Juste pour l'ambiance)

 

 

 

Rendez-vous dimanche 23 juin 2013 à 20 heures, à Paris, place Dauphine.

Lisez aussi le récit et les conseils de Maître Pichon sur Le Salon Beige.

Et la réaction d'un magistrat. En cas de problème, elle est aussi ici et .

Le président aux 1.500 CRS de compagnie a annulé sa visite à Sciences-Po. Manif ce soir à 18 heures, à Paris, place du Panthéon.

19/06/2013

Jeunesse

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Découvert ce soir lors d'une nouvelle veillée (Manif Pour Tous), ce poème tellement vrai :

« La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté un idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui lentement nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne, qui s’émerveille. Il demande comme l’enfant insatiable : "et après ?". Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini. Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard. »

Samuel Ullman (1840 - 1924), vers 1915

Pour l'anecdote, c'était le poème préféré du général Douglas Mac Arthur et il est particulièrement apprécié au Japon.

16/06/2013

« On pensait bien qu'il y en aurait un, un jour, qui viendrait nous voir... »

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Bah oui, Monsieur le Député, c'est que vous découvrez l'eau chaude. La rupture est totale entre le peuple et ses soi-disants représentants, et rien ne pourra plus vous sauver, vous et vos pareils, bande d'autistes rentiers du foutage de gueule :

« Neuf personnes sur dix me disent : ça va péter. Et encore, j'ai du mal à trouver la dixième. On nous déteste, nous les politiques, on n'a plus confiance en nous. Alors, tout y passe : les affaires, le mariage gay... l'actualité. Mais l'on sent que le rejet est plus profond, c'est un rejet total.

Je ne suis pas un oiseau tombé du nid. Depuis 1977 j'ai occupé tous les mandats locaux que l'on peut avoir et pourtant, je me rends compte que la réalité de notre pays est pire que ce que j'avais imaginé.

[J'ai senti] s'accroître le décalage entre le peuple et ses représentants. La réalité est difficile à percevoir depuis les bancs de l'Assemblée et même dans ma circonscription ou dans les discussions avec les proches.

Les gens que je rencontre, c'est Monsieur tout le monde. Et, à ma grande surprise, ils ne sont pas étonnés par ma démarche, c'est comme s'ils me disaient : "on pensait bien qu'il y en aurait un, un jour, qui viendrait nous voir en dehors des campagnes électorales".

Une phrase revient tous les jours. "Ne déformez pas ce que nous vous avons dit, dites-leur qu'on n'en peut plus, que la cocotte minute va exploser, qu'on n'a plus aucune confiance en vous, les politiques". Seuls les maires sont épargnés parce qu'on les connaît et qu'on peut les engueuler tous les jours.

Autre rejet que je n'avais pas identifié à ce point : l'Europe. On n'a pas cru le peuple assez compétent pour construire ce grand projet qui n'était pas de leur niveau. Le non au référendum sur la constitution que Sarkozy a fait ensuite adopter par le parlement a été vécu comme une trahison. Et puis, ces questions récurrentes, comment a-t-on pu laisser tomber notre agriculture, notre industrie sans que personne ne s'y oppose. [Il y a] un sentiment d'abandon et de colère.

Dans le monde rural, habitué aux grandes manifestations, au dialogue fort, on sent aujourd'hui de la résignation. Même chose dans l'industrie où le seul objectif, c'est d'essayer de négocier au mieux la prime la plus élevée du plan social.

Par dessus tout cela, il y a la question de l'identité. "On ne sait plus si on est Lorrain, Français, Européen, Mondiaux. On n'a plus idée de qui on est et de qui nous dirige. Vous parlez du peuple M. le Député, mais de quel peuple ? On n'est qu'un troupeau de gens éparpillés aux quatre vents". »

Source

13/06/2013

Le silence dérange

« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas tout d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »

Georges Bernanos, La France contre les robots, 1947

(merci à @polomnic pour le rappel)


Vous allez passer un pénible moment si vous regardez cette vidéo, tournée par des crétins pour des crétins, montrant des crétins à faciès de crétins tentant vainement de perturber des gens sains et pacifiques en se conduisant avec une stupidité et une vulgarité sans nom. Vous aurez envie de l'arrêter au bout de quelques instants, sauf à être un monstre de compassion pour ectoplasmes atteints de déchéance terminale (ce qui n'est pas mon cas, donc j'ai dû lutter pour regarder jusqu'au bout).

Mais parfois, il faut souffrir un peu pour réaliser pleinement une vérité et en l'occurrence, cette vérité, c'est que les crétins ne supportent pas le silence et la sérénité, surtout quand ceux qui les vivent portent un message politique fondamental, incarnant le premier de ceux qu'Henri Hude appelle « les trois grands fleuves sociaux » de la France.

C'était hier à Angers. Les Veilleurs ont été exemplaires. J'avoue que je ne sais pas si j'aurais pu. Avec leur aide, peut-être. En tout cas, je sais qui, d'eux ou des crétins, était gêné et c'est une formidable confirmation stratégique.

Merci infiniment aux crétins pour la publicité qu'ils nous font, et de se conduire aussi bêtement, ce qui met en valeur ce qu'ils dénigrent.