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10/06/2013

Révolution républicaine

 

« (...) La situation politique en France comporte (...) quelque chose de radicalement nouveau, incompréhensible à la seule science politique et dont la compréhension requiert l’adoption d’un point de vue philosophique. La seule révolte contre la dictature nihiliste ne suffirait pas à produire un mouvement de la nature de celui que nous observons. Un principe spirituel nouveau est à l’œuvre ici. C’est en cela qu’il y a réellement révolution.

C’est une mutation soudaine qui s’est produite, et ce qu’on en voit n’est qu’un début. Nous ne sommes plus en présence d’un affrontement droite/gauche traditionnel en France, avec d’un côté les "conservateurs", ou la "réaction", et de l’autre un "front progressiste". Nous sommes au contraire en face d’un retournement dialectique d’ampleur historique, conduisant au renouvellement complet des règles du jeu et, en particulier, à une renaissance très originale de l’idée républicaine.

Cette légitimité qui s’oppose aujourd’hui à cette légalité (ou apparence de légalité) qui n’a jamais fait défaut aux pires tyrannies, c’est encore et toujours, en France, la légitimité républicaine et c’est celle de l’Histoire. Mais qu'est-ce que la République ? Nous allons essayer de le dire.

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05/06/2013

« Païen » mais pas sectaire

Dédicace à @Eisbär et à son magnifique blog.

03/06/2013

Pierre Le Vigan sur la pensée de Michéa

 

31/05/2013

« Brève histoire des révoltes populaires »

 

« Les révoltes populaires ont une longue et riche histoire. Longtemps négligées par les historiens, elles sont aujourd'hui mieux connues. Des derniers feux du monde féodal à l'État-providence, de la montée en puissance de la machine administrative à la révolution industrielle, retour sur une histoire mouvementée.

La révolte populaire a pris à travers les âges tant de visages différents, couvert tant de fronts, qu'il est impossible d'en dresser un inventaire exhaustif. En parcourir les éphémérides, c'est reprendre la chronique agitée de l'histoire de France. Mille pages ne suffiraient pas à en accueillir la longue plainte. Pendant longtemps, les historiens, à l'exception notable de Michelet, ont préféré ne pas l'entendre. François Furet parlait même au début des années 60 du "silence populaire du temps long". En réalité, ce silence traduisait seulement l'état de la recherche historique. Elle a depuis comblé son retard. Rien que pour la période couvrant les années 1661-1789, l'historien Jean Nicolas a fait état, dans sa monumentale Rébellion française (Rébellion française, Mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Gallimard, Folio Histoire, novembre 2008, 1076 pages), de 8.500 "émotions" populaires, pour reprendre le terme d'Ancien Régime, démentant le "tout était calme en tous lieux..." de Louis XIV dans ses Mémoires pour l'instruction du Dauphin.

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27/05/2013

Le pouvoir perd les pédales

Si vous y voyez un jeu de mots, abstenez-vous. :-)

Précisions ici, et surtout sur Le Salon Beige.

(29 mai 2013) J'ajoute ça, trouvé sur F.Desouche que d'habitude je ne reprends pas à cause de son audience infiniment supérieure, parce que cette fois, il est impossible de résister à la tentation :

21/05/2013

In memoriam Dominique Venner

 

Vous aurez peut-être noté, en plus du lieu choisi (Notre-Dame de Paris, sur l'emplacement du Pilier des Nautes dédié à Jupiter), que nous sommes le jour de Constantin, saint selon les catholiques... et surtout, premier empereur romain à s'être converti au christianisme. Bref, à avoir favorisé et propagé une religion dont les diverses laïcisations ont tant affaibli l'Europe.

Or, c'est contre la dilution des Européens dans le rêve eschatologique, aujourd'hui incarné par le libéralisme libertaire, par le mythe de la fin de l'Histoire dans le Village Global du vivre-ensemble consumériste et indifférencié, paradis utopique des fanatiques du progrès, de la raison et de la croissance infinie, que s'est élevé Venner en se tuant aujourd'hui, comme en existant hier.

« C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien. »

Le suicide de Dominique Venner recèle, à mon avis, un message de renversement.

Par ses renvois conjoints à des références prémodernes et à d'anciens basculements en défaveur du Monde Antique, il est révolutionnaire.

Il nous appelle, non pas à nous suicider mais, bien au contraire, à « passer de l'autre côté », à faire mourir ce monde (ou à constater, dans le réel, sa mort) et à faire renaître l'autre.

Le nôtre, par tradition antique et filiation.

Il a donné un exemple d'une autre époque, délivré un message d'éternel retour. « Le temps revient », selon la devise de Laurent le Magnifique. Et il nous a appelés au combat, dans le réel.

« Il faudra certainement des gestes nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes. »

Dominique Venner, 16 avril 1935 - 21 mai 2013

Ahoi !

05/05/2013

Impression de misogynie ?

... Allusion à un débat avec la sympathique @Carine.

... Merci à @blh pour la musique.

 

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16/04/2013

L'ami américain

 

Voir aussi cet article, sur un site qu'on ne peut pas soupçonner de fâââchisme.

15/04/2013

La City, la finance en eaux troubles

14/03/2013

Les tueurs

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Non, il ne s'agit pas du célèbre film de Siodmak avec Burt Lancaster et Ava Gardner (1946), mais de personnages dont John Perkins a décrit les méfaits, par exemple dans ces vidéos.

J'ai retrouvé la traduction française, peu connue, parue en janvier 2008 dans la revue Nexus, d'un entretien de juin 2007 entre ce même John Perkins et une journaliste américaine, publié sur le site américain Democracy Now.

Voilà donc cet entretien, ma foi fort intéressant et toujours très actuel. Avant d'en prendre connaissance, je vous conseille de lire ou de relire ceci.

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John Perkins est un ancien « tueur économique » qui a mis pendant dix ans son talent de persuasion et ses compétences d’économiste au service du premier empire mondial. Sa mission : ruiner des pays du tiers-monde pour asseoir les intérêts de grosses entreprises américaines. Aujourd’hui repenti, l’auteur des Confessions d’un assassin financier fait campagne pour convaincre les sociétés de se responsabiliser aux niveaux économique, social et environnemental. La journaliste Amy Goodman l’a interviewé le 5 juin 2007 pour le média alternatif américain Democracy Now !, à l’occasion de la sortie de son second livre L’histoire secrète de l’empire américain, qui n’est pas encore édité en France.

[Entre-temps, ce livre, dont vous pouvez lire ici les 50 premières pages, est sorti en France. En voilà une vidéo de présentation par l'auteur. - Note de Boreas]

Amy Goodman : Avant toute chose, pour ceux qui l’ignorent encore, pouvez-vous rappeler ce qu’est un « tueur économique » ?

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