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14/09/2014

Realpolitik.tv, la voix de son maître Poutine

Il est rare que je reproduise la propagande russe relayée en France par les larbins du Kremlin, qui prétendent être de notre bord et abusent de notre confiance en se faisant les agents d'une puissance étrangère.

Mais cette fois, c'est tellement gros, sur le ton d'un discours de louanges au Comité central du PCUS sous Brejnev, que cela parle de soi-même.

Cela émane du site realpolitik.tv, qui abrite notamment Aymeric Chauprade, le sémillant nouveau député européen du FN qui était allé valider le référendum truqué en Crimée et qui, il y a deux ans, encensait Alain Soral et désormais le traite d'escroc, et Xavier Moreau, un entrepreneur français installé à Moscou, c'est-à-dire quelqu'un qui, comme Alexandre Latsa, ne pourrait travailler en Russie, pays où la corruption est institutionnalisée, sans l'onction des autorités ni surtout sans rendre quelques services en retour...

Voilà comment ce site, que beaucoup de patriotes français considèrent comme une référence, présente le moscovite Igor Girkin, alias Strelok, alias Strelkov, un ancien officier du FSB qui a été le commandant en chef des terroristes du Donbass et qui, pour l'anecdote, est purement et simplement un assassin de civils, à commencer par le député ukrainien Rybak, et a par exemple fait appliquer une loi pénale soviétique datant de 1941 :

« Un témoignage éclairant : l’exceptionnelle sincérité et le courage de Strelkov, l’homme de la République libre de Donetz [ces géopoliticiens émérites confondent le nom d'une rivière avec celui de Donetsk, capitale du Donbass], qui sent la trahison approcher autour de Poutine, car ceux qui ont leur argent pris en otage par les sanctions occidentales opposent l’inertie commandée par leur égoïsme à la volonté inflexible du Président russe. Strelkov est le modèle de celui qui n’est guidé que par le seul intérêt de son peuple et aucune autre considération. – Realpolitik.tv »

Le plus beau, c'est que le traducteur de cette vidéo, c'est PCN-TV, la chaîne du (micro) Parti Communautaire National-européen de Luc Michel, un national-bolchévique belge, ancien néo-nazi membre de la FANE. Ce personnage était également en Crimée, en compagnie de Chauprade.

La boucle est décidément bouclée. Et tout ce joli monde ose nous seriner, la bouche en coeur, depuis six mois, que le gouvernement de Kiev est « nazi » ! A vomir.

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(Merci à @Aurum pour le tuyau.)

13/09/2014

Syrial winner

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Il n'y a pas de hasard.

Au départ, rien ne le prédestinait à devenir l'un des dictateurs les plus sanguinaires et les plus neurasthéniques, sinon du monde, du moins de la zone arabe. Mais son frère, héritier-tyran, est mort sur une autoroute syrienne, et six ans plus tard, son père décède un 10 juin 2000.

Bachar el-Assad, qui n'en avait rien à cirer de la politique : il apprenait l'ophtalmologie avec le docteur Ed Schulenburg au St Mary's Hospital de Londres tout en s'entraînant à draguer la très sunnite Asma Akhras, est ainsi né une seconde fois en même temps, pratiquement, que le IIIe millénaire. Cela porte bonheur, dit-on : effectivement, il a supplanté son père dans les livres d'histoire.

Sur le fauteuil de papa et vampirisé, comme tout le gang familial, par maman, M. Assad n'a autorisé l'éclosion du superéphémère printemps de Damas que pour mieux le dynamiter quelques jours plus tard : une sorte de Ground Zero du printemps syrien, qui a commencé le 11 mars 2011 à Deraa et qui n'en finit pas d'agoniser. Et avant d'accueillir le pape Jean-Paul II en 2001, il fait arrêter et embastiller des dizaines d'intellectuels. Cela porte bonheur, dit-on : en février 2005, Rafic Hariri, ex-Premier ministre libanais martyr, est littéralement déchiqueté devant le Saint-Georges à Beyrouth. Ensuite, ce sont 24 images, ou presque, par seconde. Le 14 mars 2005 s'écrit en lettres d'or sur une place des Martyrs, toujours à Beyrouth, transformée en placenta géant.

Le 30 avril, l'ex-vice-président de M. Assad, Abdel-Halim Khaddam, accuse son ancien patron d'avoir menacé Rafic Hariri et d'être la tête principale de l'hydre mafieuse contrôlant la Syrie et le Liban. Et puis, après le tonitruant merci du Hezbollah et de ses alliés, la Syrie retire ses soldats, tous ses soldats, du Liban. Cela porte bonheur, dit-on : le 14 juillet 2008, il est l'un des invités principaux, au cœur du défilé militaire sur les Champs-Élysées, de l'inénarrable Nicolas Sarkozy.

Arrive Deraa. Puis Homs. Puis Alep. Puis Deir ez-Zor. Puis toute la Syrie. La guerre civile. Les près de deux cent mille morts. Les barils de TNT. L'ami Vladimir et sa flotte à Tartous. Les manipulations tous azimuts du régime baassiste. Les jihadistes. Les hommes barbares et sanguinaires, al-Nosra et consorts, petits angelots époque préraphaélites, avant les monstres de Daech, de l'État islamique. Les djihadistes. Les femmes, ouvrières stakhanovistes du sexe. Encore des manipulations. Toujours des manipulations. Pour que, dans l'inconscient collectif de la planète, on se dise et on se répète que la peste vaut mieux que le choléra – ou l'inverse. Pour que ce gang alaouite avec toute sa barbarie soit érigé en sauveur du pays, de la région, du monde. Et ces nuages de gaz, jaunes, de couleur miel, qui s'élèvent des points d'impact des bombes chimiques, ces enfants qui meurent sur-le-champ, ces blessures inédites entre Roswell et X-Files. Cela porte-bonheur, dit-on : le délicieux M. Assad est réélu fin avril 2014 à la présidence syrienne avec... 88,7 % des voix.

On le sait : un bonheur n'arrive jamais seul. Des bonheurs encore moins : c'est la loi des séries. Si le Hezbollah est au Liban l'unique, le seul (petit) gagnant de cette parthénogénèse hallucinée et hallucinante, opérée d'abord à Fallouja le 5 janvier 2014 puis à Mossoul le 6 juin de la même année, et qui a asséné sur la gueule du monde un cytomégalovirus d'une ampleur démesurée : Daech, ou État islamique, Bachar el-Assad en a été, worldwide, l'absolu bénéficiaire. Le voilà quasiment réhabilité aux yeux du monde, indépendamment des cris d'orfraie poussés à Damas et Moscou (dans une Crimée toujours occupée le plus illégalement du monde) contre des frappes US sans l'aval syrien.

Que Barack Obama et ses alliés bombardent ou pas les positions de l'EI en Syrie, que l'avenir soit noir, rose ou gris pour le président syrien, ou que l'Arabie saoudite redevienne la tsarine du monde arabe ou pas, n'y changeront rien : Bachar el-Assad est aujourd'hui sur un nuage, noyé de baraka. Et cela, c'est impardonnable.

P.-S. : Bachar el-Assad est né en 1965. Le 11 septembre. Il n'y a pas de hasard.

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(Je remercie l'ami @Erone pour le tuyau.)

11/09/2014

Insondable connerie

Ces abrutis de terroristes ont tellement de haine envers l'Ukraine qu'ils gaspillent même des dizaines de cartouches de mitrailleuse sur un drapeau. Cela s'est passé à Amvrosiivka, à l'est-sud-est de Donetsk, à quelques kilomètres de la frontière russe.

10/09/2014

Serment des volontaires du Bataillon Azov

Serment à l'Ukraine des nouvelles recrues du bataillon :

« Ukraine, Sainte mère des héros, viens rencontrer mon cœur, dévale vers moi du Caucase avec un orage, avec le roulement des torrents des Carpates, avec les tumultes des batailles du valeureux guerrier Khmel, avec les triomphes et le son des armes de la révolution, avec les sonneries joyeuses des cloches de la Cathédrale Sainte Sophie. Laisse-moi revivre à travers toi, que ta gloire m’illumine, parce que tu es tout pour moi, tu es toute mon allégresse, tout mon bonheur. Fais-moi entendre les cliquetis des chaînes, les crissements des gibets dans les matins brumeux ; envoie-moi les cris de ceux que l’on torture dans leurs cellules, des prisonniers et des exilés, pour que ma foi reste aussi dure que le granit, pour que grandissent ma ferveur, ma force, pour que je me jette dans les combats comme nos héros l’ont fait pour toi, Sainte Ukraine, pour ta gloire, pour tes idées sacrées ; pour se venger de la honte de l’esclavage, de l’honneur bafoué, des rires des bourreaux, du sang innocent de tes enfants, de la mort sublime des héros de la nation ukrainienne, et des milliers d’autres qui nous sont inconnus, et dont les os ont été dispersés ou discrètement enterrés. Brûle d’un feu vivifiant les faiblesses de mon cœur. Que je ne connaisse ni peur, ni hésitation ! Aguerris mon esprit, renforce ma volonté, habite mon cœur ! Dans les prisons et les temps difficiles de ma vie clandestine, fais-moi croître vers des rangs plus purs. Que dans ces rangs, je rencontre une mort douce, douce dans la souffrance, car dédiée à toi ! Je me dissoudrai en toi, et en toi, je vivrai éternellement, Ukraine impérissable, souveraine et unie ! »

Ce texte aurait été écrit sur un mur de prison, en lettres de sang, par Osyp Mashchak, chef régional de l’OUN.

(Traduction par Grégoire)

Source

22:30 Écrit par Boreas dans Crise, Géopolitique, Histoire, Identité, Psychologie | Lien permanent |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! |

L'appel de 15 personnalités françaises à aider l'Ukraine

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Quinze personnalités politiques françaises de premier plan appellent la France et l’Union Européen à aider l’Ukraine et son gouvernement. Appel publié dans Le Monde d’aujourd’hui.

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Aidons l’Ukraine à protéger sa démocratie et à restaurer son intégrité territoriale. Nos valeurs en dépendent.

Depuis le mois de février, l’Ukraine fait face à une guerre hybride menée par son puissant voisin, la Russie de Vladimir Poutine. Une guerre qui s’est traduite d’abord par l’annexion illégale de la Crimée, conduisant des dizaines de milliers de réfugiés, tatars de Crimée, ukrainiens, juifs ou même russes ethniques, à fuir vers l’Ukraine continentale la pression et des persécutions de l'Etat policier russe ou le harcèlement de la part des nationalistes russes locaux. Toujours sous un faux prétexte de protection des russophones en Ukraine, la Russie a réussi à organiser, avec des méthodes similaires, la création dans l’Est ukrainien de « républiques » séparatistes autoproclamées reconnues depuis par l’Etat ukrainien comme organisations terroristes et qui, manipulées, financées et aidées militairement par la Russie, mènent une guerre acharnée contre l’Etat ukrainien.

Cette guerre a provoqué une vague sans précédent de centaines de milliers de réfugiés fuyant les zones de combats dans le Donbass ukrainien. D’autres régions ukrainiennes de l’Ouest à l’Est du pays ont pu les accueillir, en trouvant les moyens de subvenir à leurs besoins. Le gouvernement de l’Ukraine doit faire face à la destruction totale de l’économie du Donbass, tout en essayant de créer une nouvelle armée nationale afin de combattre les rebelles séparatistes et pouvoir défendre plus de mille kilomètres de frontière contre les agressions de l'Etat voisin surarmé et riche.

L’Ukraine est une jeune démocratie en marche qui respecte et défend les valeurs universelles de liberté, des droits de l'homme et de protection des minorités. Malgré l’amputation de la Crimée et une plaie saignante à l’Est du pays, en octobre prochain la nation ukrainienne s’apprête à élire démocratiquement un nouveau parlement où tous les partis et les régions seront représentés, grâce au système électoral mixte (proportionnel/majoritaire). Le nouveau gouvernement qui en sera issu mènera des réformes très attendues, y compris celle de la décentralisation du pays.

Ce formidable exemple de démocratie en terres est-européennes qui étaient sous l’emprise du régime communiste il y a encore un quart de siècle, mérite non seulement un encouragement, mais une solidarité active et massive des citoyens et des gouvernements des démocraties occidentales.

En combattant les forces des rebelles armés et guidés par Moscou, dont les pratiques terroristes nous révulsent, les Ukrainiens se battent aussi pour nos valeurs démocratiques et notre sécurité.

C'est pourquoi nous demandons l'intensification de l'aide de l'Union européenne au gouvernement ukrainien, afin d’aider au retour des réfugiés, à la restauration de l’économie sur les territoires libérés du Donbass et à l’organisation d’une protection efficace de la frontière de l’Ukraine avec la Russie.

Nous demandons également l’arrêt des hésitations des membres de l’OTAN, quant aux livraisons d'armes au gouvernement de l’Ukraine afin qu'il puisse défendre son territoire.

Toutes mesures permettant au gouvernement ukrainien, seul en première ligne, d'assurer la protection des populations menacées par la terreur des séparatistes pro-russes, notamment une protection aérienne internationale des régions ukrainiennes voisines du Donbass afin de garantir le cessez-le-feu et d’empêcher une invasion généralisée de l’Ukraine par la Russie.

A la France, qui a pris l'initiative de suspendre temporairement la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie, nous demandons de mobiliser l'Union européenne afin de trouver ensemble un nouvel acquéreur à ces navires de guerre et d'éviter qu’ils servent à un pays agresseur.

Enfin, à l'Union européenne, nous demandons de renforcer progressivement les sanctions économiques contre la Fédération de la Russie, tant qu’elle ne retirera pas du territoire ukrainien ses soldats, ses « volontaires en vacances » et autres conseillers, et tant qu’elle ne révoquera pas l’acte de l’annexion de la Crimée en reconnaissant cette région comme un territoire faisant parti de l’Ukraine.

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Vous vous demandez qui, dans le paysage politique français, a pu trouver le courage et l’intelligence d'appeler la France et l’UE à aider l’Ukraine, qui subit l’agression de la Russie de Poutine ?

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06/09/2014

OTAN en emporte le vent

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« La Russie veut juste la paix... la PAIX ETERNELLE »

 

En 2010, la Russie était intégrée dans les réflexions sur le futur système de sécurité européenne. Retour sur une histoire récente.

A l’heure où s’ouvre le sommet de l’OTAN au pays de Galles, les tensions entre d’un côté l’Alliance atlantique et l’Occident et de l’autre la Russie n’ont jamais été aussi fortes depuis la fin de la Guerre froide. En déplacement en Estonie mercredi, le président Barack Obama, pourtant critiqué aux Etats-Unis pour ne pas être suffisamment dur envers Moscou, a tenu des propos d’une rare fermeté. Il a accusé le Kremlin d’avoir violé l’ordre international établi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et « l’un des principes fondamentaux du système international prévoyant que les frontières ne peuvent être redessinées sous la menace d’un fusil ». L’histoire récente montre pourtant que la détérioration des relations entre Moscou et l’Occident n’était pas inscrite dans un antagonisme historique inamovible, qu’elle n’était pas inéluctable.

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La ballade de Joanne Shaw Taylor

04/09/2014

La faiblesse de Poutine en Ukraine

 

« Si je veux, je peux prendre Kiev en deux semaines ». Cette déclaration de Poutine au Président de la Commission européenne Barroso, rapportée lors du sommet de samedi dernier, a glacé le sang dans les veines des membres de l'Union européenne.

La politique du Kremlin en Ukraine menace l'Europe depuis des mois, et pour beaucoup ceci est la démonstration [du bien-fondé, ndt] de l'opinion occidentale au sujet de la Russie. Cependant, ce pourrait être également la démonstration la plus claire de la faiblesse de Poutine.

Si Poutine s'est emparé de la Crimée en quelques jours (ce qui fut le cas) et pourrait vraiment arriver à Kiev en deux semaines (ce qui pourrait être le cas), alors pourquoi le Kremlin s'est-il laissé entraîner dans une guerre par procuration dans le Donbass, qui ne lui a pas apporté d'avantage jusqu'ici ? L'ATO, l'opération antiterroriste de Kiev pour reprendre le pouvoir dans les provinces orientales sous le contrôle des séparatistes, est allée de succès en succès au cours des deux derniers mois, depuis que la présidence de Porochenko et le renouvellement des chefs militaires ont donné une nouvelle impulsion. Novorossia, la fédération des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, s'est transformée en Nanorossia, dont les frontières coïncident à peine avec les banlieues des deux villes. De plus, tandis que l'engagement militaire de Moscou est chaque jour plus évident et difficile à nier (comme cela avait été le cas en Crimée avec les « petits hommes verts »), au-delà de quelques victoires remportées ces derniers jours, les forces séparatistes sont à une étape de la défaite. Poutine a envoyé quelques milliers de parachutistes dans une opération de « maskirovka » [camouflage, ndt] sur les rives de la mer d'Azov, mais il lui faudrait plus que cela pour inverser le résultat du conflit. La vérité est probablement que la Russie ne peut pas envahir l'Ukraine.

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03/09/2014

La bataille d'Ilovaïsk

Je me félicite de comprendre pas trop mal l'allemand, ce qui me rend intelligible ce reportage qu'a diffusé hier la chaîne ARD :

Eventuellement, je peux répondre aux questions des non-germanophones dans les commentaires.

02/09/2014

« Une guerre pour la destruction totale de la nation ukrainienne »

Entretien avec Andriy Biletsky, commandant du Bataillon Azov, le 29 août 2014.

(04.09.2014 - La version sous-titrée en anglais a été virée par YouTube, désolé. Il ne reste que la VO. Mais vous trouverez ici un résumé de l'entretien.)

A lire, cet entretien plus récent (1er septembre 2014) avec le même, traduit en anglais, où il déclare être à 100% sûr que la Russie n'entend pas arrêter ses opérations à Kherson (création d'un couloir depuis Novoazovsk jusqu'à la Crimée et au-delà), mais projette de poursuivre jusqu'à Odessa et ensuite, jusqu'à Kiev et vers l'Ouest, pour, in fine, conquérir et détruire la nation ukrainienne et son Etat.

Source en ukrainien : cliquez ici.

Pour tous ceux qui douteraient encore de la réalité de l'invasion russe et pour mesurer la portée pratique de l'expression « full-scale » , regardez les images de cet interminable convoi de chars, de véhicules de transport de troupes et de camions, filmé aujourd'hui entre Krasnodon et Lougansk (merci à l'irremplaçable blog Ukraine2014) :

A l'évidence, vous diront RT, le Saker et Olivier Berruyer, juste un peu de matériel piqué à l'armée ukrainienne (qui a décidément oublié de brancher l'antivol, sont-ils sots ces nazis de Kiev...) ou trouvé, avec plein de braves civils ayant subitement appris à s'en servir, dans les supermarchés locaux...

Et comme le Kremlin nie toujours, n'est-ce pas, ils ont forcément raison. La vérité ne peut pas être vraie.

Ça me rappelle une phrase d'Orwell, tiens.